Attention aux discutions en sous- mains
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france.mayotte ]
Sujet: Attention aux discutions en sous- mains
De: jojolapin...@yahoo.fr (jojolapin)
Groupes: france.mayotte
Organisation: les newsgroups par Orange
Date: 09. Apr 2008, 09:12:22
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Alors que le tyran islamiste de l'Union des Comores, l'ayatollah
Abdallah Mohamed Sambi, vient de se rendre à Anjouan où, sous des
portraits de Khadafi (Libye) et d'Omar El-Bachir (Soudan), on épure à
tour de bras, le Journal de la Réunion pose une inquiétante question :
«Sambi en négociation avec Sarkozy à propos de Mayotte ? » Avec ce
commentaire :
« Dans son discours [à Anjouan], le chef de l'Etat comorien a rendu un
vibrant hommage aux présidents tanzanien, soudanais, libyen et
sénégalais, mais aussi à la France [c'est nous qui soulignons] pour leur
appui dans l'opération de rétablissement de l'ordre à Anjouan. Il a
annoncé "l'enterrement définitif du séparatisme" en précisant que son
nouveau combat serait pour le retour de Mayotte dans le giron comorien
[Mayotte n'en ayant jamais fait partie, rappelons-le]. Et, toujours
selon l'ayatollah, des négociations seraient même en cours avec Nicolas
Sarkozy. Des propos rapportés sur un site internet favorable au chef
religieux et à son combat pour l'unité des îles des Comores, mais
absents des dépêches de l'AFP. »
On ne voit pas pourquoi l'islamiste Sambi, qui a bénéficié de l'appui de
la France dans son invasion d'Anjouan la rebelle où l'on a instauré la
charia, aurait inventé de telles négociations. Et l'on attend,
maintenant, un démenti ferme et sans équivoque du gouvernement français
après de tels propos qui ont provoqué la consternation et l'inquiétude à
Mayotte la Française.
Il ne faut cependant pas être trop pessimiste dans la mesure où Abdallah
Mohamed Sambi, s'il bénéficie de l'appui inconditionnel des pays les
plus islamisés, est loin de faire l'unanimité au sein de l'Union
africaine où l'Afrique du Sud n'est pas la seule à s'opposer à ses
visées islamistes. C'est ainsi que l'ayatollah comorien a été contraint
d'appliquer à la lettre la Constitution de l'Union africaine en imposant
à Anjouan un président par intérim, Abdou Cheikh, un pro-Bacar (!),
alors que Sambi avait nommé un Mohélien à sa botte, Ikiulou.
Reste que la France veut contrer la défense de Bacar et le livrer à
Moroni, en Grande-Comore, de sorte que les nouvelles autorités d'Anjouan
acceptent de récupérer les clandestins comoriens qui sont une menace
directe contre Mayotte.
A Mayotte même, encore sous le choc de la chasse aux Blancs qui, les 26
et 27 mars, ont mis l'île à feu et à sa sang, de nombreuses
manifestations patriotiques ont été organisées pour réaffirmer
l'attachement des Mahorais à la France. Pendant ces jours de terreur, ce
sont des centaines d'Anjouanais clandestins anti-Bacar qui ont tenu la
rue. Des nombreux M'zungus (les Blancs de métropole) n'ont dû leur salut
qu'aux Mahorais. Dans les manifestations, on peut lire sur les
banderoles, « Touche pas à mon M'zungu ! » ou « Les M'zungus sont chez
eux, pas les Anjouanais. » Avec cet avertissement qui a eu le don de
calmer les clandestins : « Si vous touchez aux Blancs, le sang va
couler. Le vôtre. »
L'attachement de Mayotte est réconfortant. L'irrédentisme d'Anjouan
n'est pas mort. On comprendrait mal - litote - dans ces conditions, que
Sarkozy traite avec Sambi.

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