Re: collectif RUPTURE 2013
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Sujet: Re: collectif RUPTURE 2013
De: j...@johnmarcusbroady.fr (john marcus)
Groupes: fr.rec.arts.spectacles
Organisation: Club-Internet / T-Online France
Date: 22. Mar 2008, 08:58:24
References: 1
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Je veux bien le même pour Strasbourg... Mais là je crains qu'il ne soit
trop tard, c'est déjà mort.
Bon courage.
Un petit artiste de petit lieu.
siger a écrit :
> Collectif rupture 2013.
> la culture de proximité proteste
>
> Rupture 2013, qu'est-ce que c'est ?
> Rupture 2013 est un collectif lyonnais de lieux culturels : cafés-
> concerts, bars musicaux ou lieux associatifs qui tous ressentent la
> nécessité de se fédérer face au danger actuel d'une politique
> répressive mise en place contre les problèmes de vie nocturne.
>
> Qu'est-ce qu'un « petit » lieu culturel ?
> Un petit lieu est un lieu public ou privée pouvant accueillir ~ 150
> personnes tout au plus, situé au centre ville et confronté aux
> problèmes de vie nocturne en communauté.
> Un lieu culturel est un lieu accueillant des artistes (musicaux
> souvent) et organisant des évènements tout au long de l'année
> permettant à une ville de développer ses jeunes talents et de faire
> vivre ses quartiers.
>
> Ils sont les artisans d'une « VILLE QUI BOUGE ».
>
> Qu'est-ce qu'une ville qui bouge ?
> Une ville qui bouge est une ville pris à bras le corps par ses
> habitants, où les gens sortent, parlent, rient, et vont à la rencontre
> de leurs artistes dans des lieux culturels libres et décomplexés, tout
> au long de l'année.
>
>
>
>
>
> LES PROBLEMES DENONCES PAR RUPTURE 2013
>
> - la répression systématique du Service Écologie Urbaine de la
> Ville de Lyon asphyxie les lieux en centre ville par son approche
> médicale et administrative. Ce service est sensé traiter tous les
> problèmes des nuisances urbaines (sanitaire, olfactive, visuelle,
> sonore) avec une approche inappropriée dans le domaine de la
> culture : Les lieux culturels ne peuvent pas subir le même
> traitement que les termites dans l'immobilier !
>
> - ce même service impose aux lieux des investissements
> d'insonorisation et de limiteur acoustique sous peine de fermeture
> administrative (plusieurs dizaines de milliers d'euros), sans
> proposer de solutions financières. Les lieux font faillites, achevés
> par les procédures juridiques et autres procès d'intention. Ces
> investissements considérables peuvent être imposés par simples
> plaintes d'un voisin mécontent !
>
> - les nuisances sonores émergeants de la rue sont sous la
> responsabilité des lieux culturels, ce qui nous obligent à faire la
> police jusqu'à 20m à la ronde devant notre établissement : Les lieux
> culturels sont ultra responsabilisés, sans la moindre tolérance !
>
> - la loi d'interdiction de fumer oblige le public à sortir dans la
> rue, causant inévitablement des nuisances sonores. Une contrainte de
> plus pour un problème sans solution : l'intolérance continue, la
> police sanctionne, l'écologie urbaine menace de fermeture : où
> mettre le public s'il ne peut rester ni dedans, ni dehors ?
> Démerdez-vous.
>
> Les lieux culturels comme les artistes ont besoin de communiquer sur
> leur programmation pour travailler, et finissent par crouler sous les
> amendes pour affichage sauvage : une ville qui bouge (Cf Berlin et
> Barcelone) a-t-elle des
> murs blancs et muets ?
>
> La culture, oui ! mais en silence ?
>
> Le collectif Rupture 2013 conteste la culture « Effet d'annonce » de la
> Ville de Lyon.
>
> Lyon ne sera pas Capitale de la Culture sans une tolérance accrue pour
> les lieux du centre ville et une politique adaptés à leurs besoins et
> leurs difficultés.
>
>
>
>
>
> REVENDICATIONS DU COLLECTIF RUPTURE 2013
>
> - création d'un service compétent et approprié dans le traitement
> des nuisances sonores, géré par le secteur culturel de la ville, et
> non par un service de santé publique créant un système à 2 vitesses
> (service culturel contre écologie urbaine, Ville contre Préfecture).
>
> - reconnaissance du travail de terrain et de la problématique « Petits
> Lieux », et recensement de leurs besoins
>
> - création d'un secteur « diffusion et production musicale locale »
> à part entière et budgétisation correspondante pour le développement
> des musiciens émergeants.
>
> - création d'un secteur « Petits Lieux » au sein du service
> culturel de la Ville de Lyon avec une enveloppe budgétaire dédiée à
> leur pérennisation.
>
> - pleine intégration des « Petits Lieux » et du « Collectif des
> Musiciens Lyonnais » dans la candidature « Capitale Européenne De la
> Culture »
>
> - mise en place d'interlocuteurs compétents connaissant les
> notions d'acoustique et de sonorisation de salles de spectacles
> (façade, retour, régie, ampli, basse, infra basse)
>
> - pédagogie auprès des habitants pour une harmonisation des
> rapports lieux/riverains
>
> Les lieux en centre ville ne sont pas les mauvais élèves de la culture,
> ils sont de bonne volonté et se battent pour la vie des quartiers !
>
> Voulez-vous d'une ville avec un couvre-feu à 19h ? Voulez-vous des
> artistes qui chuchotent pour s'exprimer ? Voulez-vous d'un centre ville
> mort et mis sous silence dans les bars, café concerts, lieux
> associatifs ?
>
> Les cafés concerts ne sont pas « des centrales nucléaires en
> centre-ville », comme a pu le dire M. Ritter, Directeur de
> L'Écologie Urbaine !
>
>
>
>
> Signez la pétition :
> http://www.myspace.com/rupture2013
>
>
> Le collectif RUPTURE 2013 est soutenu par le collectif des musiciens
> Lyonnais.
>
> suivi sur fr.rec.arts.spectacles
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