Techno-soucoupisme : avance « scram » (4)
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Techno-soucoupisme : avance « scram » (4)
Aux USA, l’un des principaux programmes dans le domaine hypersonique
est le Hifire. Ce programme est conduit en collaboration avec
l’Australie et suit les expérience Hyshot de ce pays la la
collaboration US-Australie sur le Hycause (Hypersonic Collaborative
Australia-US Experiment). Côté australien, les expériences sont
conduites par un consortium conduit par l’Université du Queensland.
Les engins de la série Hifire sont lancés par des fusées sondes de
type Terrier ou Orion (rien à voir évidemment avec la cabine Orion).
Sur 10 vols, 3 doivent tester l’aérodynamique à Mach 7 et plus et les
sept autres des dispositifs propulsifs. Une autre série de tests est
prévue pour la période 2011-2012 pour affiner les concepts propulsifs
testés dans la première série.
Autre programme : le X-51A, un véhicule expérimental lancé depuis un
B-52 et qui n’est pas récupérable. Le moteur à hydrocarbure (JP-7)
SJX61-2 a été testé au sol pour la première fois cet été. Premier vol
en août 2009, quatre vols avec 4 modèles sont prévus dans ce
programme. La vitesse de largage est Mach 4,5 et doit atteindre Mach
6,5 en fin de combustion, après 240 secondes. Le vol total à une durée
de 800 secondes.
De son côté, le programme Falcon avec ses Hypersonic Test Vehicle
(HTV) en est à la seconde phase avec le HTV-2. La mission A, la
première de cette courte série devrait voler en mai 2009, la mission B
est prévue pour octobre de la même année. Ces deux missions sont
payées conjointement par l’USAF et la DARPA, une mission C est à
l’étude. Elle serait payée uniquement par l’USAF.
Au-delà, il y aurait le HTV-3A ou Blackswift à l’horizon 2012. Là, il
s’agit d’un engin sans pilote, mais récupérable et capable de partir
par ses propres moyens d’une piste d’aérodrome et d’y revenir.
Autre projet de la DARPA : Vulcain, un engin capable lui aussi de
partir du sol à la vitesse zéro pour atteindre Mach 4 et plus. Il
s’agit d’un turboréacteur avec combustion à volume constant, donc un
système de propulsion par détonation qui rappelle le programme
japonais de turboréacteur jusqu’à Mach 5, sauf qu’ici, c’est
l’inverseon fait descendre le scramjet au lieu de faire monter le
turboréacteur.. Le turboréacteur, un P&W F100-129 ou un GE F414 serait
chargé des vitesses entre zéro et Mach 2. Là il cèderait la place au
système à détonation qui serait en quelque sont un scramjet
fonctionnant dans le domaine des ramjets.
De son côté, Boeing veut relancer le programme du Hyfly dont deux
essais se sont soldés par des échecs sans pour autant mettre en cause
le principe de propulsion : souffler avec un ramjet des gaz riches en
combustibles dans un scramjet.
L’Université de Virgine développe quant à elle le Hy-V (au choix :
Hypersonic Virginia ou Hypersonic Mach 5). Lancement de ce scramjet
depuis Wallops Island en 2009 à l’aide d’une fusée sonde.
La NASA doit tester sur le même site le Hybolt pour l’étude des
écoulements hypersoniques, un doublon avec les travaux de l’armée en
collaboration avec l’Australie. La NASA a également repris le projet
Revolutionary Turbine Accelerator (RTA) précédemment annulé. Un moteur
dérivé du GE YF120 un moteur à cycle variable. L’objectif est d’avoir
un système de propulsion capable d’aller de 0 à Mach 4.
Comme on le voit, les programmes US ne manquent pas. Leur diversité
montre que l’on en est à la phase d’exploration, personne ne semble
savoir quelle est la meilleure solution. Il est probable qu’il y aura
plusieurs « meilleure solution » en fonction des missions envisagée :
missile, lanceur, ou avion hypersonique.
Y.B.

| Date | Sujet | | Auteur |
| 28.09. |
 | Techno-soucoupisme : | | | FaDiese28 |
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