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Anarchie vaincra (7).

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  Sujet:   Anarchie vaincra (7).  
 De: az...@aol.com (FaDiese28)
 Groupes: fr.sci.astronautique
 Organisation: http://groups.google.com
 Date: 14. Sep 2008, 03:04:10
Anarchie vaincra (7).

Les banques avouent 16 milliards d’euros de pertes rien qu’en France
en un an. Les compagnies d’assurances n’ont pas encore commencé à
faire leurs comptes, sauf AXA qui avoue déjà de grosses pertes. Comme
le total sera réparti au minimum sur 3 ou 4 ans, on n’est pas « sorti
de l’auberge ». Les sociétés industrielles et commerciales, elles, ne
commenceront à faire apparaître des pertes que dans les bilans publiés
au premier semestre de l’année prochaine et dilueront le tout sur
plusieurs années, ce qui détruira durablement la confiance, en
particulier des banques prêteuses, qui commencent à resserrer le
crédit. Elles savent ce qu’elles ont perdu, et donc elles se doutent
de l’état des comptes des sociétés qui ont aussi beaucoup joué sur les
« papiers pourris ».

Bref, la crise va durer et ne fait que commencer, surtout, elle va
durer bien au-delà de la prochaine, qui se cumulera avec celle-ci. On
a pas encore parlé par exemple des crédits aux collectivités, ça va
venir, probablement d’ici un ou deux ans.

Les solutions ? dans un cadre capitaliste, il n’y en a pas. Il faut
passer à l’anarchie, ce sera de gré ou de force.

Je vais donc commencer à décrire ici ces solutions :

1/ La première est certainement de supprimer la bourse. Les titres de
propriété des moyens de production n’ont pas vocation à être les
papiers d’un jeu de Monopoly au mains des spéculateurs, des banquiers
ou de qui que ce soit d’autre. Cette mesure est applicable
immédiatement, elle ne demande aucune invention, il suffit de déclarer
que la seule forme juridique admise pour une société est la scop, la
coopérative ouvrière de production. Statutairement, les parts ne
peuvent faire l’objet d’une spéculation puisque leur valeur est fixée.
Il n’y a plus de pouvoir capitaliste sur les moyens de production,
puisque les décisions sont prises à la majorité des voix et que les
travailleurs ont obligatoirement cette majorité, même s’ils n’ont pas
celle du capital.

Le vote est démocratique, puisque chaque travailleur(euse) dispose
d’une voix quel que soit son nombre de parts. Initialement, chaque
personne pourrait se voir attribuer une part, les autres étant
progressivement rachetées aux « capitalistes » à leur valeur réelle,
soit le plus souvent le dixième du prix spéculatif des actions.

Les bénéfices vont automatiquement au personnel et à l’investissement,
chose que le capitalisme est incapable d’assurer. Les détenteurs de
parts viennent en dernier s’il reste quelque chose à distribuer, ce
qui n’est pas souhaitable.

2/ L’élément suivant est de créer des industries d’état, non pas en
nationalisant ce qui existe, on a vu que les scops règlent cette
question, mais en créant de nouvelles activités. Depuis 40 ans, le
capitalisme s’est toujours et partout révélé incapable de créer de
grandes industries, c’est normal, puisque son modèle économique, forgé
notamment par Adams Smith, prend pour modèle le drugstore des
bourgades de l’ouest américain du début du 19ème siècle.

Ces nouvelles industries lourdes doivent reposer sur la technologie et
donc être mises en place par des techniciens, ingénieurs ou
chercheurs, faute d’autres cadres appropriés dans la société actuelle.

Un premier exemple est la construction de l’habitat modulaire sur
chaîne comme les voiture. La fabrication robotisée divise les coûts de
production par 7. On construit alors des immeubles comme des meubles à
tiroirs dans lesquels on « enfiche » des modules d’habitation. Les
habitants pourraient être propriétaires de leurs modules, mais pas de
l’emplacement de ceux-ci. En cas de déménagement, on ne vide pas un
appartement, on déplace les modules.

Ce mode de production ferait chuter le prix de l’immobilier et
détruirait donc le capital spéculatif dans ce secteur. Par contre, il
permettrait de satisfaire les besoins très rapidement. Une usine
pourrait « sortir » un ou deux millions de modules par an, chacun
d’une vingtaine de mètres-carrés. Trois ou quatre usines pourraient
être mises en service en un an et demi. Le principe est que l’on ne
revend pas sa résidence, on l’agrandit. Evidemment, on rétorquera que
le fait de ne pas pouvoir être propriétaire du site d’implantation est
une privatisation de liberté intolérable. Pourtant, cette situation
est celle de tous les londoniens très capitalistes, puisque le terrain
de la ville de Londres est propriété de la couronne britannique.

Evidemment, on a éliminé toute soit-disant « aide à l’emploi » ce qui
économise au moins 60 milliards chaque année dans le budget de l’état,
de quoi construire une bonne centaine d’usines comme celles évoquées
plus haut. Ces industries n’ont pas vocation à rester propriété d’un
état qui n’a pas de raison d’être, elles sont donc rétrocédées au
personnel qui les acquièrent sous forme de parts de scops.

Y.B.


DateSujet  Auteur
14.09.
o   Anarchie vaincra (7)
FaDiese28
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