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Espace astronomique (6).

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  Sujet:   Espace astronomique (6).  
 De: az...@aol.com (FaDiese28)
 Groupes: fr.sci.astronautique
 Organisation: http://groups.google.com
 Date: 31. Aug 2008, 10:29:14
Espace astronomique (6).

Dans les années 80, l’establishment militaire étas-unien poussa pour
un programme anti-missile basé en partie sur de puissants lasers
capables d’abattre un missile offensif dans l’espace. La technique
n’était pas au point et la « Guerre des étoiles » de Reagan fut un
flop. Le projet revient maintenant, avec des objectifs moins
ambitieux.
Une des raisons de pousser cette technologie à l’époque, était une
invention secrète, monopole des laboratoires militaires : Le contrôle
dynamique de phase. Lorsque le dispositif fut réinventé dans le
domaine civil, mais seulement décrit comme une possibilité théorique,
un foisonnement de texte démontrant l’impossibilité du concept s’en
suivi. Les chercheurs militaires ne dirent rien, eux, savaient que
c’était possible, ils avaient mêmes des prototypes.

J’ai dit précédemment, qu’une image des tavelures placée au foyer
d’une lentille convergente donnait une image unique, on dit
déconvoluée,  au second foyer. Cette image unique étant la transformée
de Fourier de celle des tavelures. La proposition théorique des
astronomes était de remplacer la lentille convergente par un miroir.
Le système était constitué des éléments suivants : Au lieu de
recueillir l’image des tavelures sur une plaque photographique comme
l’avait fait Antoine Labeyrie, l’idée était d’employer le procédé plus
moderne d’un capteur CCD. L’image électronique produite par les CCD
était alors traité par un ordinateur qui en produisait la transformée
de Fourrier par un moyen mathématique.

On pouvait en tirer une image unique, mais surtout, le contraire des
lentilles qui avaient engendré les tavelures à partir d’une image
originellement unique. Ainsi, on avait les déformations d’un miroir
plan permettant de compenser les déformations optiques induites par
l’atmosphère.

Avec ce dispositif, les militaires résolvait leur problème, par
contre, les astronomes n’étaient pas au bout du chemin. Pour l’armée,
la première difficulté était de localiser très précisément dans
l’espace la position d’une charge nucléaire offensive. Les radars
n’offraient pas une précision suffisante pour une attaque par laser,
il était donc nécessaire d’employer un télescope. Mais une tête
nucléaire à des centaines de kilomètres de distance est juste un point
lumineux éclairé par des lasers guidés vers leur cible par des radars..
Cette illumination de la cible ne demande pas une grande précision,
les radars sont donc suffisant à ce stade, comme le pointage des
lasers. Mais détruire la cible est une autre affaire, là, il faut une
grande puissance laser très concentrée.

Un laser en orbite dans l’espace ou porté par un avion à haute
altitude n’était pas assez puissant, compte tenu des contraintes de
masse pour abattre la cible. Un laser au sol pouvait avoir une taille
suffisante, mais il devait vaincre la turbulence atmosphérique. Il
devait même la vaincre deux fois : une pour localiser précisément sa
cible à quelques centimètres près et donc savoir où tirer et une pour
éviter la dispersion de son faisceau avant qu’il n’atteigne son
objectif.

Observer les tavelures de la cible, calculer l’image unique par
ordinateur, cela répondait au premier objectif de localisation.
Restait la question d’empêcher la dispersion du rayon destructif.
C’est là qu’intervenait le miroir déformable : Il déformait à
l’origine, donc à la sortie du laser, le rayon de façon à avoir le
contraire de la déformation atmosphérique sur le trajet vers la cible.
L’atmosphère détruisait alors la déformation initiale et produisait
finalement un faisceau parfaitement colimaté, capable d’abattre la
charge attaquante.

Grâce à l’illumination par les lasers, la cible était un objectif
assez lumineux, par contre, pour la suivre à la vitesse de plus de 6
km/s, il était nécessaire de réagir très vite, donc d’effectuer les
calculs de correction atmosphérique le long de la trajectoire en un
temps particulièrement court, de l’ordre du dix millième de seconde.

Les astronomes, eux, pouvaient se contenter du centième de seconde,
mais ils avaient d’autres problèmes.

Y.B.


DateSujet  Auteur
01.01.
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