On 17 mar, 15:28, "Paul & Mick Victor"
<b.suisseVotreCulo...@wanadoo.fr> wrote:
> "Mathias Rocher" <mathias.roc...@hotmail.fr> a écrit dans le message denews:
7fd8fd3d-d269-40d5-b582-8e3c61189__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...__END_MASK_i?a63jfAD$z__@s8g2000prg.googlegroups.com...
>
> > Par contre jazz n'est pas synonyme d'improvisation. Tout le jazz n'est
> > pas improvisé, c'est parfois entièrement écrit, et quant à
> > l'improvisation elle obéit à des règles ou au moins à une tradition
> > qui n'est pas celle de la musique classique.
>
> Là, je m'insurge, je conteste, je tape du pied, je lève le poing, j'affirme,
> je trépigne, j'assène, je martèle : le caractère premier du jazz est d'être
> improvisé. Cette affirmation *incontestable* étant lancée, on peut
> effectivement trouver ici ou là des arrangements. Ils sont d'ailleurs
> indispensables dans les big bands, pour l'évidente raison que 12 ou 20
> musiciens qui improviseraient ensemble risqueraient de produire une
> impressionnante bouillie sonore. Néanmoins, dans tous ces arrangements, il y
> a toujours une part d'improvisation, et des plages sont *TOUJOURS* réservées
> pour les solistes. Qu'on écoute Count Basie, Duke Ellington, Lionel Hampton,
> Jimmy Lunceford ou d'autres grands orchestres on trouvera toujours au milieu
> des arrangements (parfois fort savants) écrits, un passage réservé à
> l'improvisation du ou des solistes. Du jazz non improvisé (Gershwin, Milhaud
> dans la Création du monde, etc.) ce n'est pas du jazz. Ça s'inspire du jazz,
> ça ressemble à du jazz, mais c'est du Canada dry. On peut jouer sur
> partition des solos de Bill Evans ou de Chick Corea, on ne fait pas du jazz,
> on se contente de déchiffrer et d'interpréter une partition devenue
> classique, en ce qu'elle renoncé à la dimension de l'improvisation.
>
> Je sais bien que les choses évoluent, que de nouveaux critères (trop souvent
> déplorables, par ailleurs) font petit à petit autorité. Le vieux khon que je
> suis et que j'entends bien rester n'en démordra pas, même la tête sur le
> billot : IL NE SAURAIT Y AVOIR DE JAZZ SANS IMPROVISATION. Une pièce
> entièrement écrite peut être classée n'importe comment, mais jamais, au
> grand jamais, comme du jazz.
> --
> Paul & Mick Victor
> absolument indigné, scandalisé, tellement qu'il va se prendre trois Lexomil
> avec sa Chimay.
Qu'as-tu contre le champagne des ginger ale (Canada Dry)?
Christian