"Mathias Rocher" <mathias.rocher@hotmail.fr> a écrit dans le message de
news: 7fd8fd3d-d269-40d5-b582-8e3c61189704@s8g2000prg.googlegroups.com...
> Par contre jazz n'est pas synonyme d'improvisation. Tout le jazz n'est
> pas improvisé, c'est parfois entièrement écrit, et quant à
> l'improvisation elle obéit à des règles ou au moins à une tradition
> qui n'est pas celle de la musique classique.
Là, je m'insurge, je conteste, je tape du pied, je lève le poing, j'affirme,
je trépigne, j'assène, je martèle : le caractère premier du jazz est d'être
improvisé. Cette affirmation *incontestable* étant lancée, on peut
effectivement trouver ici ou là des arrangements. Ils sont d'ailleurs
indispensables dans les big bands, pour l'évidente raison que 12 ou 20
musiciens qui improviseraient ensemble risqueraient de produire une
impressionnante bouillie sonore. Néanmoins, dans tous ces arrangements, il y
a toujours une part d'improvisation, et des plages sont *TOUJOURS* réservées
pour les solistes. Qu'on écoute Count Basie, Duke Ellington, Lionel Hampton,
Jimmy Lunceford ou d'autres grands orchestres on trouvera toujours au milieu
des arrangements (parfois fort savants) écrits, un passage réservé à
l'improvisation du ou des solistes. Du jazz non improvisé (Gershwin, Milhaud
dans la Création du monde, etc.) ce n'est pas du jazz. Ça s'inspire du jazz,
ça ressemble à du jazz, mais c'est du Canada dry. On peut jouer sur
partition des solos de Bill Evans ou de Chick Corea, on ne fait pas du jazz,
on se contente de déchiffrer et d'interpréter une partition devenue
classique, en ce qu'elle renoncé à la dimension de l'improvisation.
Je sais bien que les choses évoluent, que de nouveaux critères (trop souvent
déplorables, par ailleurs) font petit à petit autorité. Le vieux khon que je
suis et que j'entends bien rester n'en démordra pas, même la tête sur le
billot : IL NE SAURAIT Y AVOIR DE JAZZ SANS IMPROVISATION. Une pièce
entièrement écrite peut être classée n'importe comment, mais jamais, au
grand jamais, comme du jazz.
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Paul & Mick Victor
absolument indigné, scandalisé, tellement qu'il va se prendre trois Lexomil
avec sa Chimay.