Re: Films racistes / Films antiracistes
[ Nouvelle discussion
| Répondre au groupe
|
fr.rec.tv.programmes ]
Sujet: Re: Films racistes / Films antiracistes
De: i...@edu.org (téo)
Groupes: can.francais, francom.chatting.amitie, fr.rec.cinema.discussion, fr.rec.tv.programmes, fr.sci.philo
Suivi-à: francom.chatting.amitie
Organisation: Aioe.org NNTP Server
Date: 20. Aug 2008, 13:49:44
References: 1 2
|
Dans La Tresse d'Aminata (1999), Dominique Baron met en scène une
adolescente sénégalaise adoptée enfant par une famille bretonne.
Le Pacte des Loups (France, 2000), raconte l'histoire de la bête du
Gévaudan : une bête mystérieuse sévit dans les montagnes du Gévaudan en
1766, et fait de nombreuses victimes, sans que quiconque parvienne à
l'identifier et à la tuer. Les gens ont peur. C'est un monstre surgi de
l'enfer ou une punition de Dieu, on ne sait pas trop. L'affaire prend
rapidement une dimension nationale et porte atteinte à l'autorité du roi.
Le chevalier Grégoire de Fronsac est alors envoyé dans la région pour
tenter de mettre un terme au massacre. Il est accompagné de l'étrange et
taciturne Mani, un Indien de la tribu des Mohawks. Il est ceinture noire de
kung fu et met de sérieuses raclées aux paysans du coin, probablement très
racistes : un film de Christophe Gans.
Dans La ville est tranquille (France, 2001), se croisent les destins de
plusieurs personnages : Michèle, ouvrière à la criée aux poissons sur le
port de Marseille, est mariée à un chômeur alcoolique. Une fois sa dure
journée de travail achevée, elle doit encore s'occuper du bébé de sa fille
toxicomane, une adolescente qui se prostitue pour payer ses doses
d'héroïne. Viviane, bourgeoise d'âge mûr et professeur de chant, est
dégoûtée par le cynisme de son époux. Elle tombe amoureuse d'un de ses
anciens élèves, le jeune Abderamane? Le réalisateur est aussi celui de
Marius et Jeannette, film dans lequel on retrouvait aussi cette obsession
du métissage de la race blanche : il s'agit de Robert Guédiguian.
Fatou la malienne (France, 2001) a 18 ans. Elle est née en France de parents
maliens, et vient d'avoir son bac. Elle travaille dans un salon de coiffure
afro de Paris. Elle est jolie, gaie, pleine de vie et d'ambition. La
famille malienne est parfaitement intégrée, comme on l'imagine. Le papa
travaille comme épicier. L'appartement est très propre est très bien
décoré. Les costumes africains de toutes les couleurs sont splendides :
c'est comme au théâtre. Hélas, les parents de Fatou décident de la marier à
son cousin qu'elle n'aime pas, et elle se retrouve littéralement séquestrée
au sixième étage, à côté de l'appartement de ses parents, sans avoir aucune
possibilité de fuir. Mais Fatou va s'en sortir grâce à sa copine Gaëlle,
une jeune Française qui n'a pas froid aux yeux et qui s'éclate avec ses
copains arabes. C'est comme cela qu'on les aime ! Gaëlle va donc délivrer
sa copine Fatou et l'emmène chez elle en Bretagne, ouvrir un salon de
coiffure. Ainsi, la Bretagne s'enrichira de nouveaux petits Bretons. Le
film de Daniel Vigne, présenté par Fabienne Servan-Schreiber, a évidemment
reçu un 7 d'or en 2001. "Une réussite" selon l'Express ; "remarquable"
selon France Soir ; "bouleversant" selon Télé 7 Jours.
En 2003, le réalisateur Olivier Lang signe un épisode de la série Docteur
Dassin, généraliste, intitulé Des secrets trop bien gardés : "Dassin est
confronté à un couple peu ordinaire : un Français de cinquante ans,
entraîneur sportif, et une Africaine de dix-huit ans, qui vit dans une
dépendance à son mari que Dassin trouve suspecte".
Dans L'Homme qui venait d'ailleurs (France, 2004), François Luciani raconte
l'histoire de Pierre, un médecin antillais, qui reprend le cabinet d'un
confrère dans un village charentais. Nous sommes en 1893, et personne n'a
jamais vu un homme de couleur. Evidemment, notre médecin est tout ce qu'il
y a de plus sympathique. Il est libéral, grand, généreux, il porte bien, il
est plein de bonté et de sagesse. En face de lui, François Luciani nous
montre des Blancs méfiants, incultes, qui ne lui arrivent pas à la
cheville. Comme les clients boudent son cabinet, il n'y tient plus : "-
Mais pour qui se prennent-ils ces gens-là, dans leur pays de froid et de
pluie !" Un jour, dans un zoo ambulant, il voit des frères de race enfermés
dans une cage derrière un panneau où est inscrit "cannibales". Les Blancs,
évidemment, ricanent bêtement, méchamment. Son sang ne fait qu'un tour,
mais la fâcherie ne va pas durer bien longtemps, car il a grand c?ur. Déjà,
la plus jolie femme du pays semble éprise de lui. Dans une autre scène, la
bonne de notre médecin nous apprend qu'à l'usine, le contremaître, a
l'habitude de se taper toutes les ouvrières, et quand celles-ci tombent
enceintes, elles sont obligées de partir. "- Ce n'est pas la pitié qui les
étouffe, tous ces gens qui vont à la messe le dimanche", lâche-t-elle. La
religion catholique, évidemment, est la religion des salauds et de
l'hypocrisie. Autre scène encore : une épidémie s'étend dans le village ;
lorsque le brave médecin se rend compte de son importance, il entre dans la
salle du conseil municipal où s'interrogent les quelques notables. Bien
entendu, le racisme des méchants l'empêche de siéger au conseil. Il
s'impose néanmoins par sa supériorité naturelle, et s'exclame : "-
Messieurs bravo ! A force d'avarice et de bêtise, vous êtes parvenus à vous
mettre à dos une épidémie de choléra !" Mais qu'importe, l'important est
qu'il ait trouvé un c?ur tendre dans cet océan de bassesse. Nous avons ici
assurément l'estampille cosmopolite. François Luciani est d'une famille de
rapatriés d'Algérie, tout comme le réalisateur-acteur Roger Hanin. Il a
réalisé ici un très beau film contre l'intolérance.
Dans le même esprit, la série télévisée française PJ (Police judiciaire)
reflète assez bien la volonté obsessionnelle de sensibilisation des masses
par des histoires toujours très "politiquement correctes". Un épisode de ce
feuilleton plante le décor : une cité de banlieue. Des coups de feu sont
tirés sur un groupe de "jeunes" qui écoutent de la musique un peu trop
fort. Un des flics - une fliquesse - est une militante d'extrême-droite.
C'est seulement par la suite que l'on découvre qu'elle a un fils qu'elle
cachait, et qui est métis. Le père est en fait un Antillais, membre du
service d'ordre du FN ! Ce scénario pour le moins "capilotracté", est signé
Alain Krief.
En 2004, le cinéaste Edouard Molinaro nous a offert Les C?urs des hommes :
Un avion sanitaire, en provenance du Congo, vole vers Paris, avec à son
bord des enfants qui doivent être opérés. Une équipe de médecins français
tombe sous le charme de ces adorables gamins qui sont la France de demain.
Dans Si j'avais des millions, le scénariste Philippe Niang paraît lui aussi
obsédé de mettre en scène la mixité ethnique, puisqu'il récidive dans Un
bébé noir dans un couffin blanc. On verra dans un autre chapitre que les
noms asiatiques sont parfois trompeurs.
En 2005, Claude Berri nous a offert L'un reste, l'autre part, (avec un
casting ethnique : Daniel Auteuil, Pierre Arditi, Charlotte Gainsbourg,
Nathalie Baye et? curieusement, Miou-Miou). "Deux amis de longue date,
Daniel et Alain, la cinquantaine, mariés tous deux depuis une quinzaine
d'années, vont rencontrer l'amour. Pour Daniel, ce sera Judith (on se marie
dans la communauté) au moment où le fils qu'il a eu de sa première femme
Anne-Marie, devient tétraplégique à la suite d'un accident de moto. Alain,
lui, rencontre Farida, une jeune Sénégalaise qu'il a engagé comme vendeuse
dans sa boutique d'art africain." En 2005 encore, la série télévisée "bien
française" Plus belle la vie nous montre systématiquement des jeunes femmes
blanches avec des Noirs, tandis que les jeunes hommes blancs jouent le rôle
des homosexuels. Les scénarios sont signés Olivier Szulzynger.
La série télévisée P. J. (Police judiciaire) ? une série "bien française" ?
présentait ce vendredi 19 août 2005 un épisode sur l'antisémitisme : Un
cocktail molotov a été lancé dans une synagogue. C'est Agathe qui se charge
du dossier, ce qui lui permet de renouer avec sa religion. Les suspects
défilent alors dans les locaux de la police. Un jeune Arabe insolent laisse
entendre ? incroyable ! ? que "les chambres à gaz n'ont pas existé". Folle
de rage, la fliquesse se jette sur lui avant d'être retenue par ses
collègues. Un deuxième suspect standard arrive ensuite dans les locaux pour
être interrogé. C'est un colosse noir, qui ne laisse pas lui non plus une
bonne image de la jeunesse immigrée. Le troisième homme est un blanc
d'extrême-droite, qui paraît plus humain, et même presque sympathique en
comparaison des deux autres. Les Français de souche n'étaient pas habitués
à tant d'égards, il faut le dire, mais les temps évoluent : en ce tout
début de XXIe siècle, la communauté s'est rendue compte que
l'extrême-droite française, diabolisée depuis longtemps par le système
médiatique, représente un danger moindre que ces bandes d'immigrés
fanatisés que l'on a fait entrer sur le territoire. Pourtant, ce ne sont
pas ces personnes qui seront les coupables, mais un quatrième suspect, un
jeune Juif en rébellion contre ses maîtres de la communauté loubavitch.
Un de ces rabbins est d'ailleurs interrogé dans les locaux de la police.
C'est en effet un religieux qui donne le sentiment de vivre sur une "autre
planète", récusant toute conception du bonheur offert par la société
libérale occidentale. Entre les mains de pareil spécimen réactionnaire,
notre jeune juif épris de "fun" et de liberté a alors craqué. Ce scénario
répondait en fait à quelques affaires du même ordre qui avaient défrayé
l'actualité du moment. En août 2004, effectivement, un incendie avait été
perpétré dans un centre social juif parisien. L'affaire avait fait grand
bruit, comme d'habitude, dès lors que l'on marche sur le pied d'un
représentant de la sainte communauté. Mais il s'était avéré que le coupable
n'était autre qu'un juif marginal et déclassé, que l'on s'empressa de
qualifier de "malade mental". Enfin, tout n'est pas perdu dans cet épisode
qui finit même plutôt bien, puisque l'autre petite fliquesse est
enceinte : "? C'est Karim ? ? Non, non, répond-elle. Je ne te le dirai pas.
Mais il y a un point commun avec Karim." Ce feuilleton tout imprégné
d'idéologie est signé Gilles-Yves Caro, sur un scénario de Brigitte Coscas.
Autre feuilleton : Joséphine, ange gardien, La Couleur de l'amour (France,
2005). "Engagée comme employée agricole dans la ferme des Revel, Joséphine
fait la connaissance du propriétaire Thomas, qui va épouser Aminata, une
jeune Sénégalaise rencontrée sur internet. Malgré ses efforts, Aminata ne
parvient pas à se faire accepter par Claudine, sa belle-mère". On imagine
que cette dernière est un tantinet raciste, bornée et bigote. Ce téléfilm
est signé Laurent Lévy. Pour TV Grandes Chaînes, c'est assurément "un
épisode plein de bonne humeur et de générosité", qui mérite d'être frappé
d'un "coup de c?ur" de la critique.
Les films racistes anti-blancs
La marque de fabrique planétarienne se reconnaît aussi à un certain racisme
plus ou moins larvé dans le scénario mais toujours très visible à l'écran.
Dans La chaleur de la nuit (USA, 1967), un officier de police de
Philadelphie, spécialiste des affaires criminelles, est envoyé dans une
petite ville du Sud pour aider la police locale à élucider une affaire de
meurtre d'un industriel. Petit problème : il est Noir, et ces abrutis de
Blancs ne peuvent le supporter. Mais Virgile Tibbs, qui est le spécialiste,
découvre rapidement que les flics blancs font fausse route. L'homme est
tranquille, consciencieux, d'une rare intelligence, et reste toujours calme
devant le racisme immonde de ces petits Blancs arrogants qui ne lui
arrivent pourtant pas à la cheville. Mais tout stupides qu'ils sont,
ceux-ci se rendent bien compte finalement qu'ils ne peuvent se passer de
lui. A plusieurs reprises, il faudra bien aller le chercher à la gare et le
supplier de rester. Rapidement, son enquête va le mener vers le plus gros
fermier de la région. Celui-ci est soupçonné d'avoir commandité
l'assassinat de cet industriel dont le projet était de monter une usine et
d'y embaucher des centaines de gens de couleur. Les jeunes de cette petite
bourgade "frileuse" ne l'entendent pas de cette oreille, et vont traquer
Virgile Tibbs dans une folle course poursuite. C'est évidemment dans une
usine désaffectée que va se régler l'affaire, à coup de chaînes à vélo et
de barres de fer. A quatre contre un, c'est plus sûr. Ils sont comme cela,
les Blancs : vils, lâches et méprisables. Fort heureusement, le chef de la
police arrive à point nommé, et sauve Virgile d'une mort certaine. Ce
shériff, plein de préjugés au début du film, scelle l'entente entre les
deux communautés. Le film a naturellement été récompensé par cinq Oscars.
Il en aurait peut-être eu un sixième, si "Virgile" était reparti à
Philadelphie avec la veuve de l'industriel assassiné. C'était pourtant une
très jolie Blanche. Mais le réalisateur Norman Jewison, en 1967, ne voulait
pas aller trop loin et craignait peut-être à ce moment-là une réaction de
ces couillons de Blancs imprévisibles !
Le film Ces Garçons qui venaient du Brésil, raconte l'histoire d'un chasseur
de nazis, Ezra Liberman qui, dans les années 70, met à jour un complot
organisé par un groupement d'anciens nazis émigrés au Paraguay. L'horrible
Docteur Mengele, ancien médecin-bourreau d'Auschwitz, en est le chef. Il
vit dans une luxueuse villa, suffisamment isolée pour pouvoir continuer ses
activités perverses sur la génétique, et semble régner sur un troupeau de
domestiques amorphes qu'on dirait réduits à l'état d'esclaves : c'est
l'homme blanc dans toute sa suffisance. Les nazis semblent tenir le haut du
pavé sous le régime militaire du Paraguay, organisent ouvertement des
réceptions dans de somptueux palaces. Ils mettent sur pied un mystérieux
complot meurtrier qui sera finalement déjoué grâce à la ténacité du
justicier Liberman. Le film est de Franklin J. Schaffner (USA, 1978).
Dans A double tranchant (USA 1985), un directeur d'un grand journal
californien est accusé d'avoir sauvagement tué sa femme pour toucher
l'énorme héritage. Persuadée de son innocence, une célèbre avocate accepte
de prendre sa défense. Pourtant, au cours du procès, certains éléments la
font douter, et notamment le comportement d'un des témoins, qui présente
les caractères d'un dangereux psychopathe : il est blond, avec le type
nordique. Il paraît dangereux et tente même de s'en prendre à l'avocate
dans le parking. Ce ne sera pourtant pas lui le coupable, mais bien son
propre client, le directeur de presse, qui avait su perfidement la séduire.
Lui aussi est un blond au type nordique, mais l'avocate n'obtiendra la
preuve de sa culpabilité que par hasard, après avoir gagné le procès et
fait innocenter son client. Elle décide alors de le dénoncer, et d'avouer
publiquement par la même occasion l'ignominie du procureur. En effet, lors
d'une affaire remontant à plusieurs années, celui-ci avait escamoté une
pièce du dossier qui aurait pu empêcher un autre inculpé d'être condamné à
dix ans de prison. Le malheureux injustement emprisonné est un Noir. Les
Noirs sont gentils, les Blancs sont méchants, et le film est signé Richard
Marquand.
Dans Recherche Susan désespérément (USA, 1985), une jeune femme un peu
coincée se transforme en punkette délurée, à la faveur d'une amnésie. Le
scénario indigent n'a ici guère d'importance. On note simplement que dans
une société "ouverte", "libérée" et très multiculturelle, le saxophoniste
noir dans son appartement tient la place d'une icône démocratique, et que
le rôle du sale con revient immanquablement à un homme aux cheveux blonds.
Est-ce un hasard ? Le film est de Susan Seidelman.
Dans Cry Freedom (GB, 1987), Richard Attenborough nous montre l'Afrique du
Sud des années 1970, où le régime d'Apartheid est imposé aux Noirs par les
Afrikaners : le directeur d'un journal libéral prend fait et cause pour les
Noirs et se lie d'amitié avec un de ses principaux leaders, Steve Biko.
Celui-ci est assassiné en prison par des Blancs tous plus vils les uns que
les autres. Les Noirs, en revanche, sont tous émouvants, dignes et
respectables. Leurs manifestations pacifiques sont durement réprimées par
une police impitoyable. Un film qui donne honte d'être blanc, et c'est
exactement le but recherché.
Dans la même veine, le réalisateur Chris Menges a réalisé Un Monde à part,
(USA, 1988), qui retrace les tensions en l'Afrique du Sud en 1963. Les
Blancs sud-africains sont naturellement racistes, et la police peinte sous
le jour le plus antipathique possible : haineuse, bornée et obsédée par un
ennemi insaisissable. L'?uvre de Menges a naturellement reçu le Grand prix
du jury à Cannes en 1988. Dans L'Arme fatale II, (1989), Richard Donner
nous dépeint aussi les Sud-Africains blancs comme d'ignobles trafiquants de
drogue.
Avec Mississipi Burning (USA, 1988), Alan Parker s'inspire d'une histoire
vraie des années 60. Le FBI américain enquête sur la disparition de trois
jeunes hommes appartenant à une association défendant les "droits
civiques". Ceux-ci - un Noir et deux Juifs - ont été tués par des racistes
du Ku Klux Klan. Dans cette petite ville du Sud des Etats-Unis, les petits
Blancs sont lâches, vils, mesquins ou franchement abjects. Leurs femmes
obéissent docilement, mais ne rêvent que de fuir de pareils individus.
Dans La Main droite du diable, Costa-Gavras (USA, 1988) dénonce les milices
d'extrême-droite aux Etats-Unis. Un animateur de radio un tantinet
provocateur et "libéral" est abattu dans un parking. Celui-ci est juif, et
ses assassins ont signé "ZOG" (Zionist occupational government) à la bombe
à peinture. Les policiers du FBI enquêtent sur une milice d'extrême-droite
du middle-West. Une jolie jeune femme est chargée de les infiltrer. Gary
tombe vite amoureux d'elle et laisse voir ses penchants de psychopathe.
Celui-ci insiste par exemple pour qu'elle l'accompagne à la chasse avec ses
amis. C'est une chasse un peu particulière, puisqu'il ne s'agit pas moins
que d'une traque humaine contre un jeune Noir lâché la nuit dans la forêt.
L'homme sera naturellement abattu sous les yeux de la jeune femme. Gary
pensait sans doute faire plaisir à sa nouvelle conquête, mais celle-ci est
littéralement éc?urée par ce à quoi elle a assisté. Néanmoins, ses
supérieurs du FBI avec qui elle reste en contact insistent pour qu'elle
continue l'infiltration dans le réseau d'extrême-droite. Un camp
para-militaire révèle toute l'importance de l'organisation : ils détiennent
les armes les plus sophistiquées et font preuve d'une grande détermination.
Tous seront finalement arrêtés. Mais le combat contre cette pieuvre est
loin d'être terminé, car l'on sait que ces réseaux sont soutenus par de
puissants personnages, et des hommes politiques de tout premier plan qui
cachent bien leur jeu et agissent en sous main !
Music box (USA, 1989) est un film qui revient sur les atrocités de la
Seconde Guerre mondiale : Michael Laszlo est un réfugié hongrois installé
aux États-Unis depuis 37 ans. Il est un jour accusé de crimes de guerre.
Les dépositions des témoins étaient en effet restées bloquées pendant
quarante ans dans les archives des Nations-Unies. Il est veuf, mais sa
fille, avocate, est là pour le défendre. Bien entendu, elle ne croit pas un
instant à ces histoires sordides, et décide d'assurer la défense de son
pauvre père. "Ce sont les communistes qui sont derrière tout ça !"
tente-t-il de la rassurer. Il doit pourtant bien lui avouer qu'avant de
quitter sa Hongrie natale après la guerre, il avait été policier sous le
régime fasciste, mais "fonctionnaire dans un bureau", c'est tout. Sa fille,
cependant, commence à avoir des doutes sur le rôle joué par son père
pendant la guerre : "Ils ont une photographie de ta carte de membre des
sections spéciales avec ta signature. C'est le gouvernement hongrois qui
leur a envoyée." De plus, des témoins l'ont identifié et l'accusent de
choses horribles : "Quand je pense à tout ça, j'ai honte d'être hongroise,
papa", en vient à déclarer sa fille (C'est comme cela qu'on les aime, les
Hongrois !).
Un groupe de rescapés vient ensuite manifester devant sa maison avec des
pancartes, pour rendre la vie impossible à ce militant anticommuniste bien
connu. On lui casse ses carreaux avec des pierres. Un nouvel indice alarme
encore la jeune femme quand son fils vient lui répéter ingénument, les
paroles hautement criminelles de son grand-père : "Il dit que l'holocauste
est fabriqué, exagéré !"
Le procès commence enfin, et les témoins à charge se succèdent pour raconter
les atrocités commises par les fascistes hongrois, toutes plus horribles
les unes que les autres, et où l'on retient que "le beau Danube bleu était
rouge de sang" : "Michka c'était le pire. Il aimait tuer le Juif. Il
cherchait l'or et l'argent? le beau Danube bleu était rouge. C'est lui, je
le reconnais." Sa fille parvient pourtant à le tirer d'affaire, en prouvant
les liens suspects de ces témoins avec les gouvernements communistes et le
KGB. Son père est heureusement acquitté.
Ce n'est que plus tard, à Budapest, où elle est partie interroger un témoin,
qu'elle découvre dans une boîte à musique les photos atroces qui accusent
son propre père. Cette fois, la preuve était faite de sa culpabilité : "Je
ne veux plus jamais te voir, papa. Je ne veux plus jamais que mon fils te
revoit", lui lance-t-elle, le c?ur plein de haine et de dégoût. Et quand la
fille menace de tout dire à son fils, le méchant grand-père lui répond, sûr
de lui et arrogant : "Il ne te croira pas. Ils ne te croiront pas. Ils
diront que tu es folle !" C'est comme cela qu'on les aime, les famille
hongroises : déchirées, prêtes à s'entre-tuer. L'avocate envoie finalement
les clichés à la presse, et c'est en regardant la photo de son père en
uniforme de milicien, en première page du journal, que ce film se termine.
Notons que Costa Gavras (encore lui !) a bien pris soin d'intégrer des
images et de la musique du folklore hongrois tout au long du film,
probablement pour mieux en dégoûter les spectateurs.
Le film de Milos Forman, Ragtime (USA, 1991) ne présente d'autre intérêt que
d'être aussi un film moralisateur : en 1906 à New York, un pianiste noir,
qui s'est acheté une voiture, est victime de la jalousie et du racisme
d'une bande de blancs stupides.
Le fameux film de Jonathan Demme, Le Silence des Agneaux (USA, 1991),
raconte la traque par le FBI d'un dangereux psychopathe qui laisse derrière
lui des cadavres de jeunes femmes atrocement mutilés. Le très célèbre"agent
Starling", Clarisse, une jeune femme policier qui n'a pas froid aux yeux,
est sur la piste du tueur en série. Cette espèce de dangereux taré
s'appelle Billy : c'est un grand blond aux yeux bleus. Il vit seul dans une
maison sordide, et retient prisonnière dans un puits, au sous-sol de sa
maison, sa prochaine victime qui ne cesse de hurler ("Elle met la crème
dans le panier !"). Billy aime les papillons et les armes à feux. Au détour
d'une image, on peut apercevoir une énorme croix gammée sur son dessus de
lit.

|
 cette fonctionnalité est reservée aux membres ayant une session active !
|