LALA ()
Femme peintre originaire de Cyzique, parfois confondue avec Lilaia, ou
dénommée Laia, Iaia (Pline), active à Rome vers 80 av. JC. Elle fut
célèbre pour ses portraits de femmes, qui se vendaient très cher, et
pour un autoportrait.
Certains auteurs, lisant inventa pour iuventa (l. 2), ont voulu mettre
Lala en relation avec l’usage de Varron d’introduire des portraits dans
ses notices ; la mention de peinture sur ivoire avec poinçon, dans cette
optique, pourrait être interprétée comme l’invention d’une forme
d’imprimerie ou de gravure destinée à illustrer des manuscrits.
Ad. Siret : Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles
(1848).
Testimonia
1) Pline, Naturalis historia 35.147 :
Pinxere et mulieres: …. Iaia Cyzicena, perpetua virgo, M. Varronis
iuventa Romae et penicillo pinxit et cestro in ebore imagines mulierum
maxime et Neapoli anum in grandi tabula, suam quoque imaginem ad
speculum. nec ullius velocior in pictura manus fuit, artis vero tantum,
ut multum manipretiis antecederet celeberrimos eadem aetate imaginum
pictores Sopolim et Dionysium, quorum tabulae pinacothecas inplent.
Des femmes aussi ont peint : … Lala de Cyzique, qui resta toujours
fille, travailla à Rome, du temps de la jeunesse de M. Varron, tant au
pinceau que sur l'ivoire au poinçon; elle fit surtout des portraits de
femmes : on a d'elle, Ã Naples, une vieille dans un grand tableau; elle
fit aussi son propre portrait au miroir. Personne en peinture n'eut la
main plus prompte, avec tant d'habileté toutefois que ses ouvrages se
vendaient beaucoup plus cher que ceux des deux plus habiles peintres de
portraits de son temps, Sopolis et Dionysius, dont les tableaux
remplissent les galeries.
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Amicalement. Chaeréphon
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