Bientôt l'école va reprendre et les élèves qui auront choisi le latin feront
comme ceux des générations d'avant. Ils prononceront le latin comme des
canards et mettront l'accent tonique sur la dernière syllabe... bah, la
langue est morte diront les barbes blanches qui ne veulent pas, en plus, de
la grammaire, du vocabulaire, des déclinaisons, de la conjugaison, enseigner
la prononciation ou du moins la bonne position de l'accent sur les mots pour
donner un côté vivant à sa diction.
A ce propos je me suis enregistré prononçant le début du In Q. Caecilium de
Cicéron "Si quis vestrum, iudices, aut eorum qui adsunt, forte miratur
me...." et pour le prononcer il me fallait bien savoir où poser l'accent.
J'ai débattu avec des anglo-saxons qui n'hésitent pas à utiliser l'apex pour
marquer toutes les syllabes longues ! Ainsi la ligne supra devient avec les
"apices":
"Sí quis uéstrum, iúdicés, aut eórum quí adsunt, forte mírátur mé..."
sachant où sont les voyelles longues, il suffit ensuite d'appliquer la règle
de l'accent qui est simplissime :
si la pénultième est longue elle porte l'accent, sinon on repousse l'accent
sur l'antépénultième. Les mots de 2 syllabes ont l'accent sur la première.
Note: Pour mettre les "apices" sur les syllabes je me suis installé le
clavier islandais.
Pourquoi ne pas réécrire tous nos textes latins avec cet apex bien utile et
ainsi pouvoir le prononcer avec une diction et une prononciation moins
fausse?
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Caligula
Pontifex Máximus, Imperátor, Pater Patriae.