On 9 juin, 07:52, Éole <eol...@lavache.com> wrote:
>
> Qui vous dit que les limites des diocèses recoupaient celles des
> anciennes tribus? Ne serait-ce pas un préjugé?
Non. La cité des Tarbelles implosa et s'en détachèrent les diocèses de
Bayonne (qui incluait le Guipuscoa jusqu'à Hernani), d'Oloron et de
Lescar.
>
> Vous n'avez visiblement pas lu l'article sur la formation des
> dialectes basques, il est vrai que je ne l'ai indiqué que *deux*
> fois.
Il est nul cet article. Il n'avance rien d'intéressant. En plus, il a
été prouvé que le basque fut parlé dans les Encartaciones. Quant la
théorie de la fragmentation dialectale, elle n'intéresse pas autant le
Pays Basque aquitain, notamment la Soule dont la langue a probablement
toujours été originale.
> C'est agaçant, votre manie de reprendre des affirmations quand on vous
> a avancé des preuves du contraire et que vous n'avez pas su quoi
> répondre.
La preuve de quoi ? Moi j'en ai des preuves : reprenons la carte de
l'évêché de Dax et regardons les toponymes aujourd'hui en territoire
gasconophone (ce sont des formes de la fin du XIIème siècle)
Urdassen (moderne Hurdache, quartier de Sorde) : Urd+aitz+un=lieu du
plateau pierreux
Artos (moderne Arthous) : Arte+os : chênaie
Biudos : gasconnisation vocalique du basque Bildos (comme Viodos en
Soule) : Bil+(d)+os = lieu arrondi
Pêle-mêle : Gonossa, Ondres (du basque Ondartz), Tarnos, Sinossa,
Atossa, Orgossa, Orist, Siest, Avorta (moderne Orthe), Uria, Sendos,
Garenx, Oiosses (ancien nom de Montfort), Gavosse, Lorken,
Bedoiosse, ...
Prenons le département des Landes :
Aire (<Atura), Amou (<Morr), Arengosse (<Arangossa), Arzague
(<Arzaage), Artassenx (<Artassen), Aurice (<Urisse), Azur (<Esiur),
Banos, Bastennes, Bégaar, Belhade (anciennement Esquasse), Biarrotte,
Biaudos, Biscarrosse, Bostens (<Balesten), Candresse (<Cantressa, à
mettre en relation avec le basque Ganderatz), Carcarès, Caupenne,
Cassen, Classun, Escource, Dumes, Gamarde, Garein, Garrey, Garrosse,
Gastes (anciennement Ucera), Goos, Gousse (<Gavosse), Lacquy, Larbey,
Lesgor, Lourquen, Marpaps, Mezos, Momuy, Mouscardès, Mugron, Narrosse,
Nerbis, Nousse (<Navosse), Oeyregave et Oeyreluy (<Uria), Onard,
Ondres, Onesse et Laharie (<Ones <Farune), Orist, Orx (<Oresk),
Ozourt, Poyartin (anciennement Agyrizi), Renung, Sabres, Oney,
Samadet, Seignosse, Le Sen (<Elesen), Soorts et Hossegor, Sorde
(<Sordua), Sore, Souprosse, Taller (<Talerr), Tarnos, Tartas, Tosse
(<Atossa), Urgons (<Orgoos), Ygos, Yzosse, ...
Puis encore plus évident, le Bas-Adour : Arancou (<Arancoyen), Bardos,
Bidache (<Bidassun), Came (<Camer), Guiche (<Guissen), Lahonce
(<Lefonsa), Mouguerre, Sames, Urcuit, Urt.
On peut continuer avec la Gironde émaillée de toponymes en -os jusqu'à
la Dordogne. Les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et le Couserans
concentrent la plus grande concentration de toponymes pré-latins
interprétables par le basque. le Béarn n'est pas en reste : la grande
majorité des toponymes aspois sont d'origine basco-aquitaine.
Bidos, Arros, Eysus, Asasp, Lurbe, Osse, Accous, Athas, Orcun, Lescun,
Etsaut (qui n'est pas du tout Eth Saut mais la romanisation phonétique
de Aitzalde d'où les formes historiques Atsaut), Borce, Urdos,
Lourdios.
Continuons avec le Barétous :
Ance, Aramits, Arette
On peut même faire l'Ossau :
Izeste, Arudy, Bélesten, Aste, Béon, Laruns, Gourette, ...
La plaine de Nay également (plaine de Lissarre dans les textes
anciens) :
Uzos, Beuste, Lagos, Igon, Bétharram, Asson, Arros, Aressy.
Son pendant, la vallée du gave en aval de Pau :
Siros, Arbus, Abidos, Artix, Urdès, Arance, Bérenx.
Même le Saubestre :
Arthez, Arrac, Mialos, Arnos, Boumourt, Bournos, ...
Ou le Vic-Bilh :
Burosse, Mendousse, Escurès, Anos, Urost, Arrien, ...