Mihamina Rakotomandimby a écrit :
> Bruno Desthuilliers wrote:
>> Super. Et quand on n'a pas un bac S ou ES ? Voir quand on n'a pas le
>> bac du tout ?
>
> Si je réponds, on va dire que je suis méchant. Ce n'est pas mon but,
> mais juste un avis parmi tant d'autres.
>
> Je vais me faire des ennemis, mais c'est pas grave: si on n'a pas le
> bac, alors je pense qu'on aura du mal à comprendre certaines notions
> algorithmiques, certains "truc et astuces" de la programmation.
> On reste alors (toujours uniquement selon moi) un "programmeur du
> dimanche" et on se contente des fonctionalités de bases fourni par les
> builtins d'un quelconque langage moderne.
Le "programmeur du dimanche" que je suis - puisque j'ai quitté le
collège en fin de troisième il y a maintenant un quart de siècle, sans
même le brevet des collèges - te salue bien.
Tu veux des cours sur les métaclasses, le protocole descripteur, ou
l'aquisition ?-)
Ou un cours de C (en parlant de langages 'modernes') ?
> Sauf (oui je pense qu'il y a des exceptions) si on est extremement
> talenteux,
Comme l'a dit le poète, le talent, c'est 1% d'inspiration et 99% de
transpiration.
La programmation demande bien évidemment des aptitudes similaires à
celles utilisées en mathématiques (notamment en ce qui concerne la
logique et le raisonnement abstrait), mais bien des personnes ont ces
capacités sans avoir le bac (ou sans avoir un bac scientifique), et bien
des bacheliers du domaine scientifique n'ont pas de ce point de vue des
aptitudes supérieures à la moyenne.
Il est par contre clair qu'un autodidacte a généralement une vraie
motivation et l'habitude d'aller chercher l'info par lui-même au lieu
d'attendre qu'on la lui fournisse. Attendue la somme de travail et
d'apprentissage nécessaire pour devenir raisonnablement compétent dans
ce travail, ça aide.
Après ça, c'est juste une question de temps passé à gratter le sujet. Y
a pas de miracle: si tu veux être bon dans un domaine (quel qu'il soit),
faut relever les manches.
Mon cher R12y, je ne dirais pas que tu es méchant. Par contre, tu
devrais peut-être éviter de prendre les non-bacheliers pour des crétins.
Y en a que ça pourrait froisser...
> et dans ce cas on se passe tres bien des bouquins.
Ca dépend desquels, et sur quels sujets. Mais il est clair qu'aucun
livre, aussi bon soit-il, ne remplace la pratique.
>> Pour prendre justement l'example de OCaml, même " Développement
>> d'applications avec Objective Caml",[...](excuses moi, mais nommer les
>> fonctions f g h etc, et les variables a b c x y, c'est pas très
>> parlant...).
>
> Mais c'est proche des maths qu'on fait sur le tableau ou dans ses
> cahiers. Ca sous entends peut-etre aussi que le langage est à pratiquer
> avec un minimum de bagage mathematique.
Le minimum en question se résume à la théorie des ensembles, qui de mon
temps s'enseignait en cours élémentaire à l'école primaire.
AMHA, ça sous-entends surtout que les auteurs, quelque soient leurs
compétences par ailleur, n'ont pas fait l'effort de se mettre à la
portée de la majorité des développeurs.
>> Si les partisans de la pf espèrent gagner l'attention d'un public plus
>> large, ils feraient peut-être bien de descendre un peu de leur nuage
>> et d'apprendre à communiquer - ce qui implique de s'exprimer dans le
>> langage du public auquel on s'adresse, et de lui donner des exemples
>> en prise avec des problématiques quotidiennes réelles.
>
> D'après moi, la problématique quotidienne réelle est que les
> applications (je m'en tiens à l'open source) deviennent de jour en jour
> plus pointues et lourdes.
Disons que les utilisateurs demande des fonctionnalités de plus en plus
complexes sans avoir la moindre idée du degré de complexité auquel on
est déjà rendu.
> Pour diverses raisons dont le fait qu'on
> embauche des grosses tetes pour écrire le code.
Je pense que tu inverses un peu la cause et l'effet.
> Pour suivre ce
> mouvement, il est de bonne guerre de sensibiliser le
le ??? manque un bout de phrase, là !-)
>> Pour le moment, Python a fait bien plus pour populariser la
>> programmation fonctionnelle (ou au moins pour introduire auprès d'un
>> public plus soucieux de résultats pratiques que de belles théories
>> aussi fondées soient-elles) que toute la littérature fonctionnelle
>> pondue depuis 30 ans.
>
> Euh... oui, peut-etre.
> Mais je ne retrouve plus les references, mais il me semble qu'en Python
> l'introduction des declaration/utilisation partielles des fonctions fut
> accidentel.
Tu parles de l'application partielle ? (via, depuis la 2.5, l'objet
partial) Si oui, ce n'est pas vraiment accidentel, non. Sinon, merci de
préciser de quoi tu parles.
> C'est pourtant une fonctionalité importante quand on cause
> fonctionnel.
>
>> Les bouquins sur PHP s'adressent majoritairement à des non-programmeurs
>
> Mais un mec qui s'interesse à se documenter sur un langage de
> programmation est un programmeur!
Non.