Kaguya repere les traces de la mission Apollo 15
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Bonjour,
La zone blanche mise en évidence et encerclée sur la photo de la sonde
japonaise Kaguya mesure 100m de large sur 200m de long.
(http://www.jaxa.jp/press/2008/05/20080520_kaguya_e.html)
Pour couvrir une telle surface de 2ha (20 000m²) d’une poussière
blanche il aurait fallu que le propulseur du LEM soulève une quantité
abominable de matériaux lunaire (au minimum plusieurs dizaines de
mètres cubes) ce qui, à l’évidence n’a pas été le cas. Les photos des
LEM posés sur la Lune montre que la quantité de poussière lunaire
déplacée est minime. Sous les LEM pas de cratère ni d’excavations
importantes dus au souffle du réacteur. Un simple balayage de la
surface durant les toutes dernières secondes qui ne semble pas avoir
déplacé plus d’un mètre cube de matériaux, c’est tout ce que l’on peut
observer sur les différentes photos des missions. Quant à la traînée
laissée au sol lors de la phase finale d’approche (la composante
latérale du mouvement d’approche), celle-ci est très difficilement
observable, tellement elle est minime. Voici la seule jusqu’à présent
que j’ai pu discerner avec certitude. Il s’agit de la mission Apollo
12 qui s’est posée juste au bord du cratère Surveyor dans lequel les
astronautes ont pu retrouver et examiner la sonde américaine
automatique Surveyor III qui s’était posée avec succès quelques années
auparavant. Voici la photo de cette trace où l’on voit que le sol a
subi un balayage qui a modifié légèrement son aspect :
http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/alsj/a12/AS12-46-6780.jpg
elle est visible de la droite de l’image (au tiers de la hauteur)
jusqu’au côté gauche (entre le tiers et la demie hauteur). Le LEM
n’est pas visible ici, mais il se trouve juste à la limite gauche de
l’image et l’une des tiges-sondes placées sous ses pieds est apparente
sur le côté gauche de la photo, un peu plus bas que les pieds de
l’astronaute.
Lors de la phase de redécollage, le LEM a déplacé encore beaucoup
moins de poussière du fait de plusieurs raisons :
1- il était plus léger car il laissait au sol la partie basse de sa
structure
2- il est monté à la verticale
3- le souffle de son propulseur n’atteignait pas directement le sol
car la partie basse de sa structure laissée au sol lui servait de
plate forme de lancement.
De plus, le balayage du sol lunaire par la tuyère n’a révélé aucune
couche sous-jacente de matériaux blancs ou blanchâtres censés être
responsables de cette zone blanche décelée par la sonde japonaise.
Bien au contraire, les différentes activités humaines de surface
(tuyère, piétinement, jeep, etc.) ont mis en évidence une fine couche
superficielle blanchâtre recouvrant une couche épaisse de matériaux
lunaires (poussière, cailloux, …) plus sombres. Beaucoup de photos
sont significatives de ce phénomène où cette couche superficielle
virginale a été largement souillée par les déplacements des
astronautes. Quelques exemples :
Zone autour du LEM :
http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/alsj/a15/AS15-88-11866.jpg
traces de la jeep à l’arrière plan :
http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/alsj/a15/AS15-88-11888.jpg
Maintenant, prenons un peu d’altitude et observons cela depuis
l’orbite lunaire. En effet, lors des missions Apollo, alors que le LEM
était posé au sol, le module de commande continuait son orbite lunaire
et passait régulièrement à une centaine de km au dessus du site
d’atterrissage. Voici des photos du site prises par le module de
commande dans ce contexte.
http://www.hq.nasa.gov/alsj/a15/as15pan-comp.jpg
Celle de gauche a été prise lorsque le LEM venait de se poser, tandis
que celle de droite a été prise 43 heures plus tard, on voit
d’ailleurs la différence de longueur de l’ombre du LEM. Pour la
première, la surface lunaire n’a pas encore été souillée par les
astronautes, seuls les contours du LEM ont été touchés par le souffle
du propulseur. Cela a généré un liséré plus sombre autour de lui
(l’étendue de ces traces n’ayant absolument rien à voir avec les
prétendues traces de 100 à 200m observées par la sonde japonaise).
Pour la seconde image, celle de droite, les astronautes ont alors
effectué de nombreux déplacements à pieds et en jeep. Les traces au
sol de toutes ces activités sont tout à fait visibles sous formes de
traînées plus sombres, même les traces de la jeep sont décelables. Sur
les photos originales, plus de traces sont encore visibles.
Alors, au final, quelle est cette grande trace de 100m sur 200m
photographiée par la sonde japonaise sur le site d’atterrissage de la
mission Apollo 15 ?
Eh bien, cette trace est tout simplement un phénomène lunaire hyper
courant ; il en existe des milliers de ces taches blanches, petites ou
grandes, à la surface de la Lune. Un regard observateur jeté sur cette
photographie annotée pourra en voir déjà un grand nombre. C’est une
photo de la zone des monts Hadley et de la rainure Hadley avec le site
Apollo 15 repéré par un jalon.
http://history.nasa.gov/alsj/a15/LTO41B4S1(50)sm.jpg
[ Lunar Topographic Orthophotomap - Hadley Landing Site ( 6.1 Mb )
1975 Defense Mapping Agency 1:50,000 sheet centered on the rille east
of the North Complex and including all areas visited by the Apollo 15
crew. 200 dpi scan courtesy Robin Wheeler ]
Cette histoire de traces blanches présentées comme laissées au sol par
l’atterrissage du LEM d’Apollo 15 est une aberration. C’est une simple
affirmation trompeuse à des fins de gesticulation médiatique et de
duperie du public.
Il est à noter bien évidemment la différence de qualité de ces deux
photos prises à bord du module de commande d’Apollo avec celle de la
sonde Kaguya. On pourrait d’ailleurs faire la même comparaison avec
les photos de Clémentine en 1994. Le constat est navrant. Depuis les
missions Apollo, une chape de plomb est tombée sur l’exploration de la
Lune et il n’est plus question de nous montrer la surface lunaire en
bonne et due forme. Depuis la « conquête de la Lune », différentes
sondes photographiques ont été envoyées en orbite lunaire. A chaque
fois le résultat est aussi décevant : qualité et résolution d’images
exécrables et le plus souvent absence de publication des milliers de
photographies que les sondes étaient sensées prendre.
Alors que pour la Terre nous disposons depuis longtemps d’une
couverture photographique complète d’une bonne qualité, en couleur et
d’une résolution de moins d’un mètre au sol, pour la Lune c’est
totalement l’inverse, à savoir mauvaise qualité d’images, très souvent
floues, en noir et blanc, piètre résolution (en général plusieurs
dizaines ou centaines de mètres au sol par pixel de l’image). C’est le
monde à l’envers puisque du fait de l’absence annoncée d’atmosphère
lunaire, les photos de cartographie lunaire devraient être d’une
qualité bien supérieure à celle de la Terre.
De tout cela, il faut déduire que la surface lunaire est un domaine
top-secret et, sauf retentissant coup de théâtre mondial, les
prochaines sondes lunaires auront la même absence obligée de résultat,
il ne peut en être autrement. Une agence spatiale quelconque qui
ferait le projet authentique de faire de bonnes images de la Lune pour
les divulguer au public se verrait immédiatement saboter.
JF

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