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Un texte de Krishnamurti

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  Sujet:   Un texte de Krishnamurti  
 De: nos...@nospam.com (cello)
 Groupes: fr.soc.alcoolisme
 Organisation: A Customer of Tele2
 Date: 25. Nov 2007, 20:26:55
Il est important d'être libre de lire et d'élargir ses connaissances 
dans tous les domaines, même parfois certains textes religieux. par 
exemple j'ai beaucoup appris en lisan Khalil gibran. des années que son 
prophète me suit un peu partout.
Il n'en est pas de même dans les secte religieuses ou seule leur bible 
compte.de même chez les Aalcooliques anonymes ou si par malheur vous 
voulez lire un texte hors littérature AA dans une séance, même 
ouvertes, vous allez subir la hire des moutons du groupe.
Pour en revenir a Krishnamurti, je ne le lis que depuis 2 jours.
Un AAyatholla des AA prétend que c'est un religieux. Ben il ne l'a sans 
doute jamais lu. Ou il confond avec Swami Prajnanpad, que j'aime a 
citer aissleur, mais qui n'es pas plus religieu que krishnamurti.
sans dout confond-il krishnamurti avec le dieu krishna,. Que je ne 
connais pas du tout.
Ce monsieur montre son crétinisme a tout crin.
bon voila un texte sur la Croyance de krishnamurti. Qui vient de son 
livre, en 3 tomes, "commantaires sur la vie" Ed.: Buchet/Chassel
Bonne lecture  et instruction :')
"

23. LA CROYANCE

Nous étions très haut dans les montagnes et il faisait très sec. Il 
n'avait pas plu depuis plusieurs mois et les petits ruisseaux se 
taisaient. Les pins tournaient au brun; quelques-uns étaient déjà 
morts, mais le vent les faisait bouger. Les montagnes s'étendaient, de 
cime en cime, jusqu'à l'horizon. Presque toutes les bêtes avaient 
déserté ces parages, à l'exception des écureuils et de quelques geais. 
Il y avait aussi des petits oiseaux, mais il se tenaient cois pendant 
le jour. Un
pin, mort depuis plusieurs étés, dressait son corps nu et blanchi par 
le soleil. Même dans la mort il était beau, gracieux et fort, et 
n'inspirait aucune idée de tristesse. La terre était dure et les 
sentiers rocailleux et couverts de poussière.
Elle disait qu'elle avait fait partie de plusieurs sociétés religieuses 
avant d'adhérer définitivement à l'une d'elles. Et, depuis, elle 
n'avait cessé de travailler pour elle, donnant des conférences et 
faisant de la propagande dans le monde entier. Elle disait qu'elle 
avait abandonné sa famille, le confort et beaucoup d'autres choses pour 
se consacrer entièrement à cette organisation ; elle avait accepté son 
credo, sa doctrine et ses préceptes, avait suivi ses chefs, et essayé 
de méditer. Les chefs et les membres de l'organisation la tenaient en 
très haute estime. Maintenant, poursuivait-elle, après avoir entendu ce 
que j'avais dit des croyances, des organisations, des dangers de 
l'illusion, etc., elle avait quitté l'organisation et abandonné ses 
activités. Elle ne cherchait plus à sauver le monde, mais s'occupait de 
sa famille, partageait ses soucis quotidiens et ne s'intéressait plus 
que de très loin à l'agitation du monde. Elle avait tendance à se 
montrer un peu amère, bien qu'extérieurement elle fût bonne et 
généreuse, car, disait-elle, sa vie semblait bien vide. Après tout le 
travail et tous les enthousiasmes de sa vie passée, que lui était-il 
donc arrivé? Qu'était-elle devenue et pourquoi était-elle si triste et 
désabusée, et, à son âge, occupée de choses si banales?
Avec quelle facilité nous détruisons la fragile sensibilité de notre 
être! Les luttes incessantes, les fuites et les craintes angoissées, 
engourdissent vite l'esprit et le coeur. Et l'esprit, qui n'est jamais 
à court d'expédients, a tôt fait de remplacer la sensibilité de la vie. 
Les dis-tractions, la famille, les croyances et les dieux remplacent la 
clarté et l'amour. La clarté est perdue par les connaissances et les 
croyances, et l'amour par les sensations. La croyance mène-t-elle à la 
clarté? Les murs étroits de la croyance peuvent-ils faire naître la 
compréhension? A quoi servent les croyances, et n'obscurcissent-elles 
pas l'esprit déjà bien encombré? La compréhension de ce qui est ne 
réclame pas de croyances, mais une perception directe, dans une 
conscience ouverte et sans que le moindre désir ne vienne s'interposer 
devant sa vision.
56	COMMENTAIRES SUR LA VIE
C'est le désir qui engendre la confusion, et la croyance est un 
prolongement du désir. Les voies du désir sont subtiles et, faute de 
les .comprendre, la croyance ne fait qu'accroître les conflits, la 
confusion et les antagonismes. La foi est un autre nom de la croyance, 
et la foi est aussi le refuge du désir.
Nous adoptons des croyances comme moyens d'action. La croyance nous 
donne cette force particulière qui vient de l'exclusion, du refus; et 
comme nous sommes presque tous préoccupés de faire quelque chose, la 
croyance devient une nécessité. Nous avons le sentiment que nous ne 
pouvons pas agir sans une croyance, parce que c'est la croyance qui 
nous donne des raisons de vivre, qui donne un sens à notre travail. 
Pour la plupart d'entre nous, la vie n'a d'autre sens que celui que 
nous donne la croyance ; la croyance a une plus grande signification 
que la vie. Nous pensons que la vie doit être vécue en conformité avec 
la croyance; car si l'on ne se conforme pas à quelque chose, comment 
peut-il y avoir action? Aussi notre action est-elle fondée sur l'idée, 
ou elle résulte d'une idée, et ainsi l'idée prend plus d'importance que 
l'action.
Les choses de l'esprit, si brillantes et subtiles soient-elles, 
sont-elles capables d'amener l'action à son point de perfection, de 
provoquer une transformation radicale dans votre être et, partant, dans 
l'ordre social? L'idée est-elle la voie de l'action? L'idée peut 
engendrer une certaine série d'actions, mais ce n'est là rien de plus 
que de l'activité; et l'activité est entièrement différente de 
l'action. C'est dans cette activité que l'on est pris ; et lorsque, 
pour une raison ou pour une autre, l'activité cesse, alors on se sent 
perdu, et la vie n'a plus de sens, elle devient vide. Nous sentons ce 
vide, consciemment ou inconsciemment, et c'est pour cela que l'idée et 
l'activité prennent une importance capitale. Nous comblons ce vide avec 
la croyance, et l'activité nous devient aussi nécessaire qu'un 
stupéfiant. Pour préserver cette activité nous sommes prêts à renoncer, 
à nous soumettre à tous les tracas, à toutes les illusions.
L'activité issue de la croyance entraîne la confusion et la 
destruction; elle peut d'abord sembler ordonnée et constructive, mais 
par la suite il y a conflit et misère. _Toute croyance, religieuse ou 
politique,
empêche la compréhension des relations humaines, et il ne peut y avoir 
aucune action sans cette compréhension_."

-- 
cello


DateSujet  Auteur
01.01.
o 
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