<Jeanne> écrivit :
> "Rémi Fasollasi":
> >Jeremy Devers:
> >>
> >> Je pense plutôt que le bouddhisme est tout sauf une recette de
> >> bien-être.
> >
> >Mais je pense que c'est souvent vu comme cela, une espèce de
> >"développement
> >personnel", même sans doute par des gens qui s'intéressent au bouddhisme.
> >Si
> >le bien-être est vu comme positif par les sûtras et à ne pas négliger, il
> >n'est en rien un but, car transitoire et donc insatisfaisant.
>
> Il n'en reste pas moins que ce qui nous meut, dans cette quête
> spirituelle, c'est bien l'état présent d'insatisfaction.
L'insatisfaction est le moteur de l'esprit humain ; il ne faut surtout pas
l'éliminer.
Si les bonzes ont trouvé le bien-être, est-ce pour ça qu'ils ne font rien
pour améliorer la condition des paysans qu'ils parasitent (à part,
peut-être, meubler leur vie d'illusions réconfortantes) ?
> Partant, le recherche de bien être devient quasi "instinctuelle".
> Ceci posé, nous avons à reconnaître qu'en l'état de nos capacités de
> compréhension ou degré d'obscurcissement, il faut bien se débrouiller
> avec ce qu'on "croit" savoir.
Non. Il faut bien, et toujours, questionner ce qu'on "croit" savoir.
> Ainsi, bien qu'intimement assurés que
> recherche de bonheur tout comme refus de souffrance, ne sont, in fine,
> que transitoires, sinon "illusoires", notre dualité présente, quant à
> elle, reste vivace.
Quelle dualité ?
> "Bien être" et "mal être", n'ont de sens que dans le contexte mental
> conditionné dont nous sommes la proie et dont il s'agit d'interrompre
> la propention à la fixation identificatoire.
Je ne comprends pas ça. Si vous le comprenez, vous pouvez le traduire en
français, SVP ?
> Pour ma part, instant après instant, le recherche de "bien être"
On me dit qu'il existe des drogues efficaces....
> ou, plus simplement, d'"être" tout court,
Vous recherchez l'être ? Vous n'existez pas encore ?
> résulte d'une acceptation lucide
> de ce qui se joue et ce, tout particulièrement, mais pas seulement, en
> mon fort intérieur.
Ça a l'air très égoïste. Je suppose que les apparences sont trompeuses ?