Bonjour,
visiblement le thème de ce groupe colle parfaitement avec mon propos
mais le trafic me semble désespérément faible, pour ne pas dire moins.
Tant pis.
Voici ce dont il s'agit :
Je cherche quelqu'un capable de débusquer les incohérences d'un récit.
Merci de m'aider, voire de m'indiquer quel autre groupe pourrait répondre.
le récit :
Je suis une jeune dinosaure femelle, plus précisément un diplodocus. Je
suis très « gentille » : de caractère non belliqueux. Je suis gaie et
enjouée. Je me sens belle. J’aime poser un regard tendre sur mes
congénères. C’est tout juste si je ne bats pas des cils. Je plais aux
mâles. J’aime, d’ailleurs, « faire des œufs ». J’en ai déjà eu, deux ou
trois fois, que j’ai pondu dans une petite excavation naturelle et sur
lesquels (deux au maxi à chaque fois) je pousse des herbes sèches avec
mon museau. Je les ai cueilli avec ma gueule d’un coup sec. J’ai
l’habitude. Puis je m’en vais, mon devoir de mère bien accompli. Je suis
herbivore et j’aime tout particulièrement certaines grandes herbes
succulentes. L’été, je m’en fais des ventrées puis je plie mes pattes et
digère tranquillement pendant des heures. Je mange aussi des feuilles
d’arbre, mais en général, c’est plus dur à digérer, plus acide… ça me
colle des aigreurs ! Oh, au pire, l’hiver, (heureusement je roupille la
plupart du temps) de l’écorce d’arbre, mais là, c’est franchement
mauvais, ligneux et ça sent le champignon moisi.
Je soupire d’aise en « pensant » que je suis en chemin vers les mâles,
aujourd’hui. Les premiers beaux jours, après un hiver rigoureux qui m’a
laissée toute engourdie (semi-hibernation probable), réchauffent
l’intérieur de mon corps. C’est bon de sentir la vie circuler à nouveau.
Mais il y a un hic : moi, j’habite, en groupe, avec les femelles à
mi-hauteur de la montagne de granit, dans une forêt de feuillus caducs.
(Il semble que je puisse situer la scène dans le centre de la Bretagne,
dont les monts d’Arrée étaient alors beaucoup plus hauts
qu’aujourd’hui.) Les mâles habitent la basse plaine, solitaires. Il faut
donc descendre et traverser le territoire des … tyrannosaures. Et là,
c’est plus vraiment la promenade de santé, le nez en l’air. Justement …
des tyrannosaures chassent un autre dinosaure d’une troisième espèce
(tricératops ? Sans certitude aucune). Ils sont un groupe de trois. Je
l’entends hurler quand ils plantent leurs crocs dans sa peau. Il me
semble que la victime est un dinosaure avec une crête, plutôt un
omnivore. Un ennemi aussi pour moi, mais ils sont quand même plus petits
et moins tueurs que les tyrannosaures. Le danger, avec eux vient de ce
qu’ils chassent en grande bande. Mais là, vraiment, le pauvre, je le
plains. J’ai déjà vu les miens tomber sous les crocs de ces sauvages,
c’est atroce.
Bon, là, j’en profite pour me faufiler, encore que ma longueur ne m’aide
pas vraiment. Je suis un peu dondon et malhabile. Je crois que je vais
m’en tirer sans encombre, moi, ils ne m’ont pas vue. Vive les œufs !
Mais j’ai comme un savoir qui me dit que bientôt je mourrai presque
instantanément, étouffée par des gaz toxiques, dans un énorme fracas,
comme si le monde s’écroulait. Au moins, moi, je ne mourrai pas
lentement enlisée dans la vase, sombrant inexorablement sous mon poids,
ou bien perdant mon fluide de vie.
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Melly