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Trois pressions de sélections très dive rgentes.

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  Sujet:   Trois pressions de sélections très dive rgentes.  
 De: Nolavauspam...@klube_internaite.effaire (Jacques Lavau)
 Groupes: fr.sci.paleontologie
 Organisation: Club-Internet / T-Online France
 Date: 07. Jan 2008, 14:36:36
Trois pressions de sélections très divergentes.

Lien, Australopithecus africanus sur evowiki.org :
http://wiki.cotch.net/index.php/Australopithecus_africanus

Donc dès la découverte de ce fossile par Dart en 1924, a été mis en 
évidence que la bipédie et le changement de dentition et de régime ont 
amplement précédé l'encéphalisation de notre lignée.

Une autre modification très importante n'est pas expliquée au grand 
public, c'est celle du bassin des femmes (qui se fossilise) et celle 
de la musculature du col de l'utérus (qui ne se fossilise pas).

Chez les chimpanzés et les bonobos, les différences secondaires entre 
les sexes sont peu marquées.
Chez les gorilles, les orang outans et les babouins, ce sont les mâles 
qui ont subi l'essentiel de la pression de sélection sexuelle : ils 
ont été sélectionnés sur un physique impressionnant, prouvant leur 
capacité à défendre le territoire et les ressources alimentaires.

Au bout de la lignée humaine, nous voyons l'aboutissement d'une 
pression de sélection à l'opposé : la femelle humaine est très 
visiblement et ostensiblement femelle. Bien plus que chez les chevaux, 
par exemple, où la jument est très semblable à l'étalon. Chez nous, 
elle est très ostensiblement femelle, alors que le mâle ne se 
singularise que peu. C'est un phénomène unique, sans aucun équivalent 
chez les vertébrés. Chez les oiseaux, soit les sexes sont semblables, 
soit le mâle est très orné. Chez les rapaces diurnes, la femelle est 
plus forte, et domine le couple : c'est utile pour que la femelle 
rapte les proies rapportées par le mâle tandis qu'elle couve les 
oeufs. Mais elle n'est pas plus ornée que le mâle.

Cette particularité humaine s'explique par deux autres faits 
spécifiques à notre lignée : la bipédie totale, et l'encéphalisation 
croissante.
L'utérus humain est donc le seul sac qui se porte avec l'ouverture en 
bas. Ce qui impose une musculature accrue autour du col de l'utérus, 
jamais rencontrée chez les quadrupèdes. Cela imposait aussi des 
modifications du bassin, plus large et plus porteur.

Pendant ce temps là, la pression de sélection vers l'encéphalisation - 
due assez largement à un progrès constant vers toujours plus de 
langage articulé, dont hélas surtout du commérage - conduisant à 
allonger la gestation, et à augmenter la néoténie dans notre lignée. 
C'est à dire que nos femmes gardent les foetus plus longtemps, pour 
poursuivre plus longtemps la croissance neuronale du cerveau. Et par 
ailleurs, avec leurs crânes toujours plus gros, nos bébés sont nés de 
plus en plus immatures et dépendants, et leurs cerveaux poursuivent 
leur maturation pendant plusieurs mois après naissance, avec un 
développement moteur retardé. Un marcassin trotte tout de suite ; il 
faut de sept à quinze mois à nos bébés pour marcher. Toutes ces 
évolutions pour favoriser cette encéphalisation phénoménale.

Du coup, la parturition, la mise au monde de ces bébés au crâne 
toujours plus gros, devenait de plus en plus difficile, 
exceptionnellement difficile, jusqu'à devenir ce danger majeur qu'il 
est actuellement pour nos femmes et nos bébés : la plupart 
réussissent, mais en passant bien souvent près de la mort. Là encore, 
ceci est spécifique à la lignée humaine : c'est à l'accouchement que 
l'espèce réside tout au bord de ses limites.

Comment les mutations hasardeuses ont-elles été sélectionnées en ce sens ?
D'une part par la méthode brutale et radicale : la femme au bassin 
étroit qui tentait de mettre au monde un bébé au crâne large, risquait 
d'en mourir, et en mourait parfois. D'où extinction des lignées à 
bassin étroit, à mesure que les crânes des bébés croissaient.
D'autre part par sélection sexuelle proprement dite. A l'heure 
actuelle, les femmes qui attirent infailliblement nos regards de 
mâles, ont des mensurations que nous percevons comme très féminines : 
hanches larges, contrastant avec une taille fine si elle est jeune... 
Ce qui est maintenant bien établi, a bien dû commencer doucement, mais 
se poursuivre au fil du dernier million d'années environ : avaient 
plus de succès sexuel les femmes donnant un signal social sexuel 
évident, à bassin large en contraste avec la taille, donc elles 
pouvaient sélectionner les mâles les plus dominants et prometteurs, 
donnant plus de nourriture, plus de territoire, plus de sécurité... au 
final plus de succès reproducteur.

Les seins ne se fossilisent pas, aussi nous ignorons tout d'une autre 
évolution dont nous constatons actuellement l'aboutissement : nos 
femelles ont des mamelles fort évidentes, même lorsqu'elles 
n'allaitent pas. On ne va pas revenir sur la pression de sélection 
sexuelle, encore une fois spécifique à la lignée humaine. Vous avez 
suffisamment compris comment elle fonctionne, ce que sont les signaux 
sociaux sexuels, dans notre espèce comme dans les autres. Encore que 
chez nous les blancs habillés, le signal coloré du mamelon de la jeune 
femme nubile est faible et peu évident ; chez les noirs, et notamment 
chez les femmes boshiman, qui exhibent deux fleurs rouges fort 
provoquantes, il en va tout autrement.

Mais voici une conséquence à laquelle vous n'aviez pas pensé :
Hormones sexuelles et connectivité cérebelleuse.
http://deonto-famille.info/index.php?topic=70.0

Citation:
Mettez bout à bout deux informations, dont la seconde est triviale, et 
vous voyez s'ouvrir devant vous un beau programme de recherches :

Première info :
Psychologue clinicien, c'est un métier où une part vitale du 
diagnostic repose sur des outils non-scientifiques par nature. 
Notamment, l'incontournable analyse du contre-transfert : "Qu'est-ce 
qu'il/elle me fait ressentir, et pourquoi ?"

C'est incontournable, et il faut faire avec. Il faut donc des 
encadrements pour discipliner ce contre-transferts et ses pièges. Un 
psychologue doit se faire superviser par un collègue sénior. Il doit 
se contrôler lui-même par écrit, heure par heure. Enfin, il est bon 
que le client aussi ait des idées les plus claire possibles sur ce 
qu'il demande. Mais ce dernier point est normalement de loin le plus 
déficient, sinon chacun saurait se débrouiller seul, sans psychologue. 
On en est loin... "Mes clients sont illogiques, sinon, ils ne seraient 
pas dans mon cabinet", souriait MHE.

Mais en plus, sera très avantagé celui qui observe aussi très finement 
avec son hémicortex gauche, les détails des gestes, du rythme 
respiratoire, les fines articulations de la prosodie... et qui peut 
les manier à son tour en parfaite maîtrise. Là se situe la différence 
entre l'honnête psychologue et le génie.
Détecter un travesti à l'absence d'arrondi de son geste de main droite 
pour épousseter une poussière sur sa manche gauche, voilà le génie. 
Depuis que Milton Erickson nous a révélé ce fait d'observation, nous 
savons que toute femme, et même toute fillette dont la poitrine va 
pousser, arrondit ses gestes autour de sa future poitrine. Un mâle jamais.

Seconde info :
Tout prof qui a enseigné à des élèves de 4e française, donc âgés de 12 
à 15 ans, a été frappé par l'énorme divergence entre les écritures de 
filles et les écritures de garçons, à cet âge. L'écriture des filles 
est envahie de ronds partout. Même les points sur les i deviennent des 
cercles.
Alors que l'écriture des garçons, fine et irrégulière, allant droit à 
l'essentiel, trahit souvent l'insécurité partout dans l'espace de la 
feuille, l'écriture des filles du même âge occupe l'espace de la 
feuille avec régularité, avec la sécurité de la propriétaire.


Début de conclusions : les hormones sexuelles agissent sur le 
développement et la connectivité du cervelet. Le cervelet, ce grand 
oublié des recherches en psychobiologie !

OK ! On fait le programme de recherches ? On commence par quel bout ?

Fin de citation.

Cette évolution-là aussi nous est spécifique.

-- 
La science se distingue de tous les autres modes de transmission des
connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les
experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent
contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
-- Jacques Lavau  (retirer les anti et les spam pour le courriel)
http://lavaujac.club.fr


DateSujet  Auteur
07.01.
o   Trois pressions de s
Jacques Lavau
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