Seriez-vous « du bois dont on fait les flûtes » ?
http://www.metronimo.com/fr/argot-musical/351.htm
Ce truc, comme vous dites, est la seule chose qui ait changé pour le violon
depuis mon enfance : après quarante ans d'abandon complet de cet instrument,
j'ai constaté le remplacement du petit coussin en tissu (que ma mère m'avait
confectionné) et qui pendouillait misérablement quand on ne tenait pas le
violon pour en jouer, par l'épaulière rigide en bois ou en matière
plastique. C'est une invention pertinente, qui me permet, pour ma part,
d'obtenir des démanchés plus maîtrisés. Mais il est de bons violonistes qui
préfèrent jouer sans aucun « coussin » (l'épaulière moderne est encore
parfois curieusement appelée ainsi).
Pour le reste, la pérennité du violon est à la fois émouvante et rassurante
dans un monde qui a tant changé. Le violon n'est pas un banal objet
technique. Fondamentalement, il a vraisemblablement atteint sa perfection.
Je ne me rends pas aux répétitions en 4CV Renault qui fut ma première
automobile mais je n'ai eu qu'à remettre des cordes sur le violon de mon
adolescence et faire vérifier les positions de l'âme et du chevalet pour
pouvoir en jouer, sans que l'on puisse aucunement le trouver démodé.
S'agissant de l'épaulière rigide, la diversité de ce qui est proposé dans le
commerce est incroyable.
Voir par exemple : http://www.tasset.com/-c-2_22_221_2214.html
Certains de ces « coussins » sont d'une extravagance ahurissante, avec des
systèmes sophistiqués de réglages à vis et en métal qui doivent avoir été
imaginés pour permettre à tout extra-terrestre de bande dessinée d'apprendre
à jouer du violon !
Kiriasse
Répondant à
===
"Alain Naigeon"
Oh que non : quand on m'a dit qu'il me faudrait trouver un tel truc
pour jouer du violon, j'ai tout de suite compris que je me mettrais
plutôt à la flûte.