Bonjour !
Je vais réagir d'une manière différente, volontairement provocatrice, et qu'il
ne faut pas prendre
comme représentant ma position réelle.
Indépendamment de ses qualités et de ses défauts, Ocaml a été développé avec des
fonds publics.
Alors que F# l'a été par des fonds privés.
Cela m'amène deux (premières) réflexions :
- par conséquence, Ocaml devrait être mis dans le domaine public, plutôt
qu'affligé du statut de
langage "libre". AMHA, la différence est subtilement importante, notamment dans
les droits
d'utilisation. Aparté : avec F#, (sous licence Microsoft Research Shared Source
License Agreement),
on a moins de contraintes d'utilisation (en termes de droits), donc plus de
liberté, que s'il était
sous GPL3, par exemple.
- les choix qui ont amené à l'architecture actuelle d'Ocaml sont des choix
particuliers d'une
utilisation de fonds publics. Cela constitue une utilisation libérale d'un bien
public. Le fait que
ces choix aient été excellents (ou chanceux, ou mauvais, selon d'autres
opinions) ne doit pas
masquer le manque de concertation préalable. Perso, je suis plutôt favorable à
laisser de
l'initiative aux chercheurs, mais cette liberté cadre mal avec les relents
politique forts qui se
cachent derrière les positions affublées du terme (AMHA malvenu) "libre".
Sinon, F# est, certes propriétaire, mais sous licence Microsoft Research Shared
Source License
Agreement, avec les sources disponibles. De plus, il est gratuit.
Et puis, il existe déjà une implémentation réellement utilisable, permettant
l'accès à d'énormes
librairies et ressources. J'avais regardé Ocaml, il y a qq années, et c'est bien
le manque
"d'utilisabilité" qui me l'avait fait mettre de côté. Rien que pour ses
ressources, F# a un attrait
supérieur.
En conclusion : qu'il y ait un nouveau (enfin, déjà plus de deux ans pour F#)
langage ne peut être
qu'une bonne chose. Que F# se soit plus ou moins fortement inspiré d'Ocaml
n'entre pas en ligne de
compte.
@-salutations
Michel Claveau