L'Insigne du chancelier
Les Lames du Roi 1
LIVRE DE POCHE
Fantasy
mars 2007
Dave DUNCAN
C?dric PERDEREAU
Laurent BEAUVALLET
978-2-253-12001-8
Loin d'une fantasy remplie de princesses à grosses épées et de
barbares en string combattant des dragons éructeurs, ce roman nous
parle d'une époque mythique plus récente, où les rapières ont remplacé
les épées à deux mains, et où la destruction des chateaux ennemis ne
se fait plus à coups de bélier, mais grâce à des mages artificiers.
Dans ce pays, soumis à la volonté d'un roi très Louis XIV, on va
suivre les aventures d'une des lames du roi(1)(2), avant de finir ...
Bon, ça, je vous le laisse.
J'ai trouvé ce roman tout à fait réjouissant.
On est en effet assez loin de la grosse fantasy facile, où un mal
immémorial hante les confins. Ici, c'est un homme élevé, formé (ou
plutôt forgé) dans un but précis, qui nous raconte toute sa vie, les
bons moments comme les mauvais. heureusement pour nous, cet homme n'a
rien à voir avec un sordide assassin royal mais s'inspire plutôt,
comme la quatrième de couverture nous le fait bien comprendre, d'un
D'Artagnan.
Et il est vrai que tout est là pour nous rappeler le héros de
Dumas(3). La finesse, les traits d'esprit, le côté tout feu tout
flamme, tout ça commence assez bien. Et en bonus, ce roman ne nous
offre pas seulement un personnage principal d'exception, il y a aussi
des seconds rôles bien campés, comme ce roi que j'aurais du mal à
qualifier de réaliste, mais qui a néanmoins un charisme exceptionnel.
Ou bien sûr les Lames qui accompagneront le héros dans ses plus
périlleuses aventures.
Ces aventures sont par ailleurs l'un des autres points forts de ce
roman, avec des scénarios pas forcément très subtils, mais jouant à
fond sur l'identification au héros pour nous faire ressentir toute
l'horreur de certaines situations. En disant ça, je pense een
particulier à toutes ces histoires de cannibales qui ne m'ont pas
vraiment hanté (mais ça n'était pas le but) mais m'ont plutôt permis
de mieux comprendre encore ce héros aux principes inaliénables.
Et ça, c'était bien. En fait, tout était bien et je m'en vais me
précipiter sur la suite de ce roman qui je l'espère sera auss bien
tournée.
* (1) Un ordre de ghuerriers gardes du corps enchantés - au sens
propre du terme - pour une loyauté sans faille, une résistance à toute
épreuve, et un talent inégalable à l'épée. Notre héros, Durendal, sera
tour à tour ange gardien d'un courtisan comploteur, agent en mission à
l'étranger, capitaine de la garde, et chancelier du roi
* (2) Ca n'est pas vraiment un spoiler, même si on ne l'apprend
qu'au bout d'une centaine de pages, parce que sans ça, je trouve le
début plutôt délicat à comprendre.
* (3) Qui, je vais le rappeler encore une fois, n'a pas grand
chose à voir avec le gentil garçon du cinéma. Le D'Artagnan écrit
n'hésite pas à coucher avec tout ce qui passe, intrigue comme un
dingue dans les couloirs du palais, s'en va décapiter des femmes à
l'étranger, ment à ses camarades mousquetaires, bref n'est pas
vraiment recommandable.