Re: La loi de 1905 liquidée ?
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Sujet: Re: La loi de 1905 liquidée ?
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Date: 31. Jan 2008, 13:38:16
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F5 a écrit :
> "J. Ducond" <j.ducon@ducon.org> a écrit dans le message de news:
> 87k5lrhyvq.fsf@free.fr...
>> "CS" <chretiente@solidarite.fr> disait le 01/30/08 que :
>>
>> Pourrais-tu préciser dans quelle partie du programme du FN figure la
>> défense de la laïcité ? Quelles mesures proposez-vous pour ça ?
>
> Tu devrais déjà LIRE le programme du FN avant d'exiger des précisions comme
> un commissaire politique et après on en reparlera.
Assez bien vu.
Mais ça prend 10 secondes pour trouver Le Pen qui regrette que la
laïcité (et non le laïcisme) ne soit plus respectée :
http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=42
2) La neutralité religieuse s'est effondrée en raison de la poussée
migratoire et démographique de l'islam
D'hésitations en compromis, l'Etat s'est mis à négocier sur tous les
sujets, refusant manifestement de défendre ce principe fondamental de la
République :
* acceptation du voile à l'école,
* aménagement des repas dans les cantines scolaires,
* aménagement d'horaires pour les musulmanes dans les piscines
municipales,
* adaptation des activités sportives à l'école,
* adaptation des tenues de natation pour les garçons,
* aménagement des horaires dans les entreprises pour les prières,
* encouragement de la polygamie par le versement d'allocations
familiales à toutes les épouses.
Mais hélas, les pouvoirs publics ont été plus loin, foulant
méthodiquement au pied l'article 2 de la loi de 1905.
Celui-ci est pourtant clair : "la République ne reconnaît, ne salarie ni
ne subventionne aucun culte."
En deux ans, la République a reconnu et subventionné le culte musulman.
a) D'abord, la Création du Conseil Français du Culte Musulman à
l'initiative de Nicolas Sarkozy en février 2003, marque la
reconnaissance officielle de cette religion par l'Etat.
b) Ensuite, La création et reconnaissance d'utilité publique de "la
Fondation des Oeuvres de l'Islam de France", par décret du ministre de
l'intérieur en date du 25 juillet 2005 avec la bénédiction du Conseil
d'Etat, marque le début du subventionnement de l'Islam.
Je cite les statuts :
* attribution de subventions pour la construction, l'aménagement ou
la rénovation de lieux de culte.
* participation aux moyens de fonctionnement des organismes prenant
en charge la formation initiale ou continue des imams.
* attribution de bourses d'études et de recherche aux étudiants en
islamologie
* soutien de toute action de formation pour aider à la connaissance
de l'Islam en France
* attribution de subventions aux instances représentatives du culte
musulman (CFCM).
Or, à l'évidence, le principe même de la reconnaissance d'utilité
publique de cette fondation par ledit décret est en contradiction avec
l'article 2 de la loi de 1905.
* Les fonds de la Fondation sont gérés par un organisme d'Etat, la
Caisse des Dépôts et Consignations ;
* les donations des particuliers et des entreprises génèrent des
réductions d'impôts.
Tout cela correspond évidemment à un financement indirect voulu comme tel.
Dans son discours devant le CFCM durant l'été 2005, Dominique de
VILLEPIN , Premier Ministre de la République a rappelé les moyens qui
peuvent être mis en oeuvre par les collectivités publiques pour
……détourner la loi !
* mise à disposition des locaux ou des terrains en échange d'un
loyer symbolique,
* signature de baux emphytéotiques contre 1 Euro symbolique,
* consentement à des garanties d'emprunt pour la construction de
mosquées
* exonération de certains impôts des lieux de culte et des
associations qui les gèrent (ces opérations faisant l'objet dans toute
la France de recours devant le conseil d'Etat).
Jamais les catholiques n'ont pu obtenir autant à l'époque du Petit Père
Combes. Les défenseurs intransigeants de la laïcité républicaine au
début du XXème siècle doivent se retourner dans leur tombe.
L'article 2 de la Constitution dispose que " la République respecte
toutes les croyances ", mais de toutes évidences, certaines sont plus
respectées que d'autres. Certaines même, comme les Témoins de Jéhovah ou
l'Eglise de Scientologie, sont dénoncées comme sectes et persécutées.

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