Re: quelle est la meilleure soltion ?
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fr.misc.droit.famille ]
On 15 avr, 23:25, Trocista <troci...@cybermail.zzn.com> wrote:
> lesoleildusud a écrit :
>
> > bonjour,
> > j'ai mon fils 17ans et demi (il n'est pas majeur) vient de faire 1 fugue..
Lorsque je lui fait des remontrances, ca ne convient pas .mon filsmonte sur ses
grands chevaux, me menaces, casse tout dans la maison.Il a le dessus sur moi. Je
lui est dit qu'il était chez moi et qu'il devait respecter les lieus et sa mère
; je lui est égalemnt fait remarqué que si la maison ne lui convenait pas, il
pouvait aller chez son père (son père ne s'occupe pas des enfnats :il n'a jamais
le temps, ni d'argent ).Je ne sais pas où il est.
> > que dois je faire ? aller au commissarit ? chez l'avocat ? et si l'enfnat
veut retourner chez son père et que son père ne le veux pas ?
> > Je suis désemparée, mon état de santé se déteriore et j'ai besoin d'aide.
> > Je vous remercie par avance de vos conseils, bine amicalement
>
> Il est très difficile de conseiller à bon escient quand on ne connaît
> rien d'autre d'une situation familiale que l'état de crise violente à
> laquelle elle est parvenue.
>
> Certains vous conseilleront sans doute de recourir immédiatement à la
> justice. Je pense que ce serait une erreur. À 17 ans et demi, un garçon
> ne ressort plus du juge des enfants et pas encore de la justice des
> majeurs. Ce serait à coup sûr l'enraciner définitivement dans la
> marginalité et la délinquance.
>
> Le simple recours au commissariat ne pourrait se justifier, à mon humble
> avis, qu'en cas de menace grave et immédiate contre votre sécurité et
> votre intégrité physique. Le risque que j'évoquais ci-dessus serait
> alors à prendre en compte et donc à assumer. Mais d'après ce que vous
> dites, votre garçon s'en est pris aux objets et heureusement, pas à vous.
>
> Alors, vers qui pouvez-vous vous tourner pour obtenir de l'aide ? Pas du
> côté de justice, encore moins du côté de la simple police, mais là où
> vous pourrez trouver une aide psychologique, non seulement pour vous,
> mais pour votre fils est peut-être aussi pour son père.
>
> Car, encore une fois si j'en juge par les seuls éléments dont vous nous
> faites part, le comportement de votre garçon ne traduit au fond qu'une
> profonde souffrance. une souffrance qui est comparable et peut-être même
> supérieure à celle que vous ressentez aujourd'hui. Savez-vous pourquoi
> il a fait une fugue ? Combien de temps celle-ci a-t-elle duré ? Comment
> a-t-il vécu durant cette fugue ? Autant de questions que vous devez
> d'abord vous poser et qui pourront constituer les premiers éléments sur
> lesquels une aide psychologique compétente et attentive pourra peut-être
> intervenir. Je pense vraiment que c'est de ce côté-là que vous pourrez
> trouver une issue sans envenimer d'une façon irréversible votre vie et
> celle de votre fils. Je vous souhaite en tout cas de pouvoir sortir très
> rapidement de cette situation si douloureuse.
>
> D'un point de vue pratique, le plus rapide et le plus simple est de vous
> adresser directement à la mairie de votre domicile (service de l'aide
> sociale) qui pourra vous conseiller de façon concrète.
Contrairement à ce qui vous est répondu, votre fils doit faire l'objet
d'un signalement judiciaire. Au sens de l'article 375 du Code Civil,
puisqu'en tant que mineur "sa santé, sa moralité et son éducation sont
gravement compromises". En d'autres termes, il est en danger. Vous
pouvez saisir le Juge des Enfants vous-même, ou son père, ou tout
autre majeur, Vous serez tous, père, mère et enfant convoqués (compter
un délai de moins de 10 jours ...) par le Juge des Enfants. Chjacun
d'entre vous peut être représenté par un avocat y compris le mineur
(pour lequel l'AJ totale est de plein droit);
Plusieurs solutions. Le juge peut donner "non lieu à assistance
éducative" s'il juge que le mineur n'est pas en danger. Il peut
décider d'une mesure éducative sans placement (Assistance Educative en
Milieu Ouvert) qui consiste en un suivi éducatif par un(e)
éducateur(trice) mandaté(e) par le magistrat, et qui devra faire
régulièrement rapport de la situation. Une troisième solution est le
placement du mineur s'il s'avère que son maintien dans la famille
n'est pas possible (cas à envisager en cas de fugue).
Le mineur peut être pris en charge au-delà de la majorité dans le
cadre d'une décision "jeune majeur".
Ces mesures sont civiles et non pénales, elles relèvent d'une démarche
de protection et non de répression.
Très bon courage.

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