Christian ORANGE a écrit :
>
> J'ai très souvent été choqué, c'est bien le mot, par la théorie (à vrai
dire plus que simpliste) développée dans un grand nombre de récits (et notamment
de films) américains où l'on voit le héros infailliblement arriver à une grande
réussite en "étant simplement lui-même". C'est une pure fiction, une utopie
totale. Rien de cela n'arrive dans la réalité. Ce sont les arrivistes sans
scupule qui arrivent au pouvoir ou à la tête d'une entreprise ou à une grande
réussite en général et non ceux qui ont une vision subtile de ce qu'ils ont en
eux. Ils y arrivent à la balle et au couteau. Ce n'est pas Cézanne ou Van Gogh
qui a réussi, c'est Ambroise Vollard. Il n'y a aucun doute là-dessus. Est-ce
cela l'art? Si c'est vraiment cela, il vaut mieux que nous allions à la pêche.
En tout cas ce n'est pas ma vision et j'y renonce volontiers si c'est cela.
>
> Ch
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> p;s; Mes excuses pour avoir dit en substance : "personne pour alimenter le
débat". Votre message m'avait échappé.
>
>
>
C'est assez vrai ; mais cela ne se rapporte pas à la question « que
peindre » puisque vous semblez déjà le savoir, chacun faisant selon sa
nécessité intérieure, sa vision même si elle est loin d'être si
singulière, si unique en son genre.
(J'ai même tendance à penser, c'est pratiquement ma marotte, que plus
l'on va loin dans ce qui vous est personnel, plus on a une chance
d'atteindre l'impersonnel humain qui est le domaine de l'art.)
Cela se rapporte à la question « que peindre en vue d'un succès
commercial, d'une reconnaissance publique ».
Ça, c'est de l'étude de marché, des travaux de commande à trouver.
Je ne pense pas que cela soit une honte, les peintres ont vécu de
commandes pendant des siècles. Je conçois que l'on puisse répugner à
tout compromis ; alors faire gardien de nuit pour pouvoir travailler le
jour.
Noëlle Adam.