Frédérique Pernin, Petite philosophie du lecteur
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Sujet: Frédérique Pernin, Petite philosophie du lecteur
De: die...@orange.fr (diegel)
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Date: 08. May 2008, 21:16:23
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Ben voilà ! Par hasard, que j'ai acheté ce livre récent. Un hasard trop long
à expliquer.
Une heure pour le lire.
Alors que la Toile admet une centaine de lien sur ce bouquin, pour des
présentations copiées-collées, bien le travail de l'éditeur, pas une seule
critique, pas un seul avis.
En effet ou autrement, ce livre est proche de la nullité absolue :
porte-ouvertes, contre-vérités, contradictions, manques d'imagination,
propos péremptoires, citationite aigue, l'objet philosophique qu'est le
lecteur/auteur a été traité comme une - bonne - élève qui n'a rien à dire.
L'auteur est prof de philo; devais-je m'attendre à autre chose ?
Elle a réussi à citer en 135 pages, cinq fois le Nitche, cette graine de
nazi.
Une de ses plus belles sottises, page 81, je vous la livre :
" Aussi, le "A quoi bon?" est une bien mauvaise question, car elle part du
principe que seul ce qui reste en mémoire a de la valeur. Or, en aucun cas
on ne peut prouver qu'une chose a de la valeur parce qu'elle dure dans le
temps ; il faut plutôt inverser la proposition et soutenir que si une chose
perdure, c'est justement parce qu'elle a de la valeur."
Elle a aussi une bien curieuse d'utiliser le mot - obscénité, puisqu'elle
considère que le roman policier, que le polar est obscène, arguant que
l'obscénité est ce qu'on montre de ce qui est caché.
"Si les femmes lisent plus que les hommes, n'est-ce pas tout bonnement le
signe que la littérature va mal ?", assène t-elle, translucide ?
Enfin, de ce travail médiocre et encombrant, je retiendrai trois choses :
- le mot - zoïde, qui désigne un détracteur partial, envieux et amer,
- et cette citation de Wittgenstein :
"Quand nous portons un jugement esthétique sur quelque chose, nous ne nous
contentons pas de rester bouche bée et de dire : "Oh, comme c'est
merveilleux !". Nous distinguons entre celui qui sait ce dont il parle et
celui qui ne sait pas."
- D'où il résulte que "savoir juger, c'est savoir développer" (Frédérique
Pernin).

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