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[Alerte Media] Dimanche sur fRance 2 : tapis rouge pour le communiste Besancenot

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  Sujet:   [Alerte Media] Dimanche sur fRance 2 : tapis rouge pour le communiste Besancenot  
 De: yokinospamt...@hotmail.com (Yoki)
 Groupes: fr.soc.politique, fr.rec.tv.programmes
 Organisation: telenet.be
 Date: 09. May 2008, 18:20:29
L'excellent Ivan Rioufol y voit une manifestation supplémentaire du penchant 
progressiste des media ( 
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/05/un-an-de-sarkozisme.html ).

Je pense qu'il se trompe : en fait, si Carolis et Bouygues accordent des 
tribunes au leader communiste, c'est parce que la "droite" s'imagine pouvoir 
réitérer la stratégie dans les années 80 déployée par le Machiaval adultérin 
de la rue de Bièvre vis-à-vis du Front National : en l'occurrence, ici, 
instrumentaliser l'extrême-gauche, afin de ringardiser la gauche libérale. 
D'où la visibilité maximale d'un personnage dont on élude soigneusement les 
aspects qui fâchent (la forme donne un coup de vieux à l'"ancienne culture 
politique" des éléphants issus de l'Ena ; le fond du discours, c'est moins 
sûr...), puis dans un second temps naturellement suivra la diabolisation 
(rendant impossibles d'éventuelles alliances électorales). En ce qui me 
concerne, je ne cautionne pas cette manière de procéder : c'est raisonner à 
la petite semaine que d'inviter sur les plateaux de télévision, sans qu'il 
ne soit contredit, un représentant de l'idéologie la plus criminelle du 20e 
siècle. L'absence de cotnradiction est une insulte aux cents millions de 
victimes du communisme, et une légéreté dont on ne mesure pas les 
inconséquences sur le LT (après tout, n'oublions pas que si Le Pen n'a 
jamais été élu nulle part, son populisme 20 années durant sur la question 
européenne et le le libre-échange a certainement contribué à forger 
l'inculture économique des Français et leur crainte de la globalisation, 
avec les conséquences que l'on sait...).

Par ailleurs, je n'ai pas souvent regardé Vivement Dimanche, mais il m'avait 
semblé que le principe de cette émission consistait à inviter des amis, la 
famille, toussa, pour venir parler de soi, d'ouvrir ses albums de photos 
etc. Or il semblerait qu'Olivier Besancenot n'aime pas qu'on parle de sa vie 
privée (il porte même plainte contre ceux qui l'on espionné : drôlissime 
recours à la police et aux juges de la part d'un prétendu héritier de 
Lénine) : à mon avis, Michel Drucker a eu tort de céder, d'abord parce que 
sans ça quelle est encore l'intérêt de son émission, et puis parce que ses 
électeurs ont bien le droit de mieux connaître ses deux femmes, la fille 
d'Alain Krivine (le boss de la LCR) et Stéphanie Chevrier (éditrice 
richissime chez Flammarion, laquelle dispose d'énormément de relations et 
d'influence sur les media). Ce sont des faits politiques, pour reprendre las 
critères de Raphaëlle Bacqué.



---
Le leader d'extrême gauche sera l'invité, dimanche, de Michel Drucker.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/05/09/01002-20080509ARTFIG00015-tapis-rouge-pour-besancenot.php

> A ceux que ça «gonflerait» de le regarder cette semaine sur le plateau de 
> «Vivement dimanche», l'émission dominicale animée par Michel Drucker, le 
> leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) donne un conseil 
> «vachement simple» : c'est d'éteindre son téléviseur. Il parle comme ça, 
> Olivier Besancenot. Titi parisien, jeune de son temps. Un peu comme on 
> parlerait entre «potes», un mot qu'il emploie plus volontiers que 
> «camarades». Mais qu'on ne s'y trompe pas. Derrière ses airs juvéniles et 
> son éternelle décontraction, Olivier Besancenot n'est pas un tendre, ni un 
> homme de compromis. «La gauche qui ne lâche rien», c'est lui, dit-il 
> souvent. [...]
>
> Pragmatique donc, le très médiatique Olivier Besancenot. Les 
> téléspectateurs qui, dimanche, espéreraient en savoir plus sur son univers 
> familial en seront pour leurs frais. Parmi ses invités, pas de parents, ni 
> de people, mais des anonymes brisés par la vie. [...] Sur sa vie privée, 
> tout au plus rappelle-t-il que ses parents, aujourd'hui retraités, étaient 
> dans l'enseignement. Elle, psychologue scolaire. Lui, professeur de 
> physique. On découvre la profession de sa soeur, hôtesse de l'air, et de 
> son frère, informaticien. Sur sa compagne et son fils de quatre ans et 
> demi, rien. Pas même une photo. Ah si ! Après les révélations de 
> L'Express, selon lesquelles lui-même et sa petite famille auraient été 
> espionnés d'octobre 2007 à janvier dernier par une officine privée, une 
> plainte contre X a été déposée pour atteinte à la vie privée. «Je ne suis 
> pas pleurnichard, mais c'est pas très agréable de savoir qu'on a été suivi 
> pendant des mois», concède-t-il, assurant encore que «ces coups de 
> pression ne fonctionneront pas» pour le faire renoncer à son engagement. 
> Sur son enfance, pas grand-chose non plus. Juste une photo. Lui, mignon 
> blondinet, mèche sur le front. Le regard déjà ferme. Seule concession 
> privée accordée au public familial de Michel Drucker, le témoignage, sur 
> le plateau, de Pierre, son ancien instituteur. Lui-même vieux militant 
> trotskiste ! [...] Olivier Besancenot, lui, peut jubiler. Il a obtenu que 
> rien, ou très peu, ne filtre de sa sphère intime. Deux mois de 
> négociations entre l'équipe de Michel Drucker et la direction de la 
> formation trotskiste auront eu raison de l'éventuelle curiosité des 
> téléspectateurs.
>
> En revanche, il a pu, dans cette émission de grande écoute, dénoncer en 
> toute tranquillité «la grande distribution qui se fait des couilles en 
> or», le prix des laitues qui «coûtaient avant un franc, aujourd'hui un 
> euro», ou encore les délocalisations, ou la pénibilité du travail. Face à 
> lui pas de contradicteur  Michel Drucker, toujours souriant, opine parfois 
> du chef en écoutant ses propos et un public en grande partie acquis 
> d'avance. Dans la salle, une cinquantaine d'invités ont été choisis par la 
> direction de la LCR elle-même. Avant l'arrivée de l'«invité vedette», 
> traité en tant que tel, un chauffeur de salle a fait répéter le public. 
> Pour apprendre à applaudir «bien fort»...
>
> Même lorsqu'en fin d'émission, il est interrogé par Claude Sérillon, 
> Olivier Besancenot est resté maître du jeu. Du moins, maître du message 
> qu'il souhaitait faire passer. Quitte à éluder. Extrait de l'échange :
> «Rêvez-vous toujours du grand soir ?
> - Je milite pour la Révolution.
> - C'est-à-dire pour une insurrection armée ?
> - C'est à la population d'y arriver d'une manière ou d'une autre (.). Je 
> crois aux luttes sociales. Pour moi, la Révolution, ce n'est pas une 
> flaque de sang à chaque coin de rue. Maintenant, la question de la 
> violence, j'aimerais qu'on la pose au pouvoir. La violence, aujourd'hui, 
> ce sont les expulsions.»
>
> [...] Pour un peu, vue de cette petite lucarne, il disputerait presque à 
> Michel Drucker son statut de «gendre idéal» ! Toujours sincère, toujours à 
> se révolter des injustices de ce monde. Le «petit facteur» de Neuilly, qui 
> rappelle au passage être le seul responsable politique à ne pas vivre de 
> la politique «la politique ne doit pas être un métier, sinon on devient 
> dépendant des mandats afin d'en vivre» , a gagné son pari : développer ses 
> luttes, durant un après-midi entier sur une chaîne publique. Une occasion 
> inespérée pour lui : l'émission est en moyenne regardée par 2 à 2,5 
> millions de téléspectateurs.
>
> Surtout, il parvient à apparaître comme l'opposant le plus déterminé à 
> Nicolas Sarkozy [...] Cette semaine, par exemple, Le Nouvel Observateur 
> lui a consacré sa une, L'Express pas moins de cinq pages. Dimanche 
> dernier, il était l'invité de Laurence Ferrari sur Canal +. [...]
>
> La question pour Olivier Besancenot, aujourd'hui, est de savoir quoi faire 
> de sa nouvelle popularité auprès des Français. La réponse n'est pas 
> évidente. N'étant pas homme de compromis, sectaire disent certains, il a 
> toujours refusé tout rapprochement avec la gauche de gestion. Au point de 
> devenir malgré lui l'allié objectif de la droite. Un clou dans la 
> chaussure du Parti socialiste, comme le Front national le fut en son temps 
> pour le RPR.


DateSujet  Auteur
01.01.
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