Le français au secours du wallon
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Sujet: Le français au secours du wallon
De: ...@LR.fr (RLM)
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Organisation: Guest of ProXad - France
Date: 12. May 2008, 18:52:27
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C'est toujours amusant de relire la célèbre interview que Viroux a donné à un
journaliste
belge en 1998 et la réaction ironique de celui-ci .
(Avec en prime la photo de l'olibrius)
http://wa.wikipedia.org/wiki/Imådje:Viroux_johan_gazete.jpg
Nouvelles locales - Luxembourg - Lundi 7 décembre 1998 - page 13
Le wallon, langue en quête de reconnaissance Le parler au fil des mois, en 1999
Le parler du sud est une langue, et pas un dialecte. C'est Johan Viroux, de
Bastogne, qui
l'affirme.
La nuance est importante.
UN DOSSIER d'Eric Burgraff et Nicolas Druez
Le wallon a ses adeptes et ses contradicteurs. Il laisse en tout cas de moins en
moins
indifférent. Et on voit se multiplier, ces dernières années, les travaux,les
prises de
positions, les documents, les publications... Objectif: la promotion et la
reconnaissance des parlers du sud du pays. Lucien Mahin, de Libin, et Johan
Viroux, de
Bastogne,sont parmi les figures charismatiques du wallon en Luxembourg. Nous
avons déjà
souvent donné la parole au premier, auteur d'un calendrier qui vient desortir
(lire
ci-contre).Après plusieurs années de travail discret, le second sort aujourd'hui
de sa
réserve. Interview
de Johan Viroux.
Selon vous quel sera l'avenir du wallon dans les prochaines années ?
Il sera assuré si le wallon est reconnu comme "langue". Je travaille sur le
problème depuis
de nombreuses années, je vais sortir, avec mon père, une étude sur le sujet.
Pour nous, le
wallon est bien une langue à part entière. Il se différencie du français au
niveau de la
syntaxe, de la morphologie, de la sémantique, de la phonologie. Il y a plus de
200
différences entre le wallon et le français. Le wallon est donc une langue
autonome. Mais je
sais que des gens me contredisent ce point.
Quel est l'intérêt de se battre pour cette différence entre langue et dialecte?
Une "langue" est mieux perçue qu'un "dialecte". Si on veut développerla culture
wallonne,
la reconnaissance en tant que langue est essentielle. C'est à nos hommes
politiques à
embrayer sur ce point. Au niveau européen, par exemple, être
reconnu comme langue minoritaire serait extrêmement important.
Et l'intérêt de reparler wallon?
Il y a un rapprochement très fort entre la langue et l'économie. La langue
contribue à
donner une identité. Et lorsqu'on a une image positive de son identité, cela
influence
positivement également la dynamique économique.
Mais le wallon est-il adapté à l'évolution de la société, aux nouveaux concepts,
aux
nouveaux produits?
D'aucuns, comme Lucien Mahin avec qui je travaille souvent, privilégient la
création de
néologismes. J'estime pour ma part que ce n'est pas nécessaire, il suffit
d'emprunter à
d'autres langues, *AU FRANÇAIS PAR EXEMPLE* les mots qui n'existent pasen wallon.
Sérieusement, le wallon va-t-il disparaître ou revivre?
Il va revivre. Regardez au Pays basque ou en Catalogne, le mouvement de
disparition est
inversé, et cela va de pair avec un redéveloppement économique. On devrait y
arriver ici
aussi. Les politiques wallons ont d'ailleurs un comportement rassurant, Robert
Collignon et
Jean-Claude Van Cauwenberghe y croient. On sent un mouvement, une demande
de plus en plus forte, l'époque de la chasse aux sorcières est terminée. Ça va
marcher.
On peut souligner que cet acharné opposant à la langue française propose
l'emprunt de mots
français pour enrichir le wallon !
Amusant non ?

| Date | Sujet | | Auteur |
| 12.05. |
 | Le français au seco | | | RLM |
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