accès aux groupes de discussion, consultation et publication d'articles, recherche de "newsgroups"...
membres, identifiez-vous
é-mail Mot de passe
nouveau ? mot de passe oublié ?
Chargement... Chargement en cours...

Groupes français belges canadiens suisses internationaux Nétiquette
Échangez opinions et commentaires dans les forums de discussion.

McCain, Obama et du vent

 [  Nouvelle Discussion Nouvelle discussion  |  Répondre au groupe Répondre au groupe  |  fr.sci.physique ] 

Retour : Accueil du site fr sci physique   charte stats de ce groupe


  Sujet:   McCain, Obama et du vent  
 De: bourrique_...@yahoo.br (abourick)
 Groupes: fr.sci.physique, fr.soc.politique
 Organisation: shir ha-shirim
 Date: 22. Jul 2008, 02:55:36
http://skyfal.free.fr/

   McCain, Obama et du vent

Par Bjørn Lomborg

[rappelons que Lomborg, statisticien de profession, est un "croyant en 
série", il croit à la théorie du réchauffement anthropique comme il 
croit que manger les céleris augmente le risque de cancer]

• • • • •

WASHINGTON DC – Quelle que soit l’issue des élections présidentielles 
américaines, la politique concernant les changements climatiques va 
changer. Les deux candidats ont chacun accordé une grande importance au 
réchauffement de la planète. Le républicain John McCain estime que c’est 
“une mise à l’épreuve de notre prévoyance, de notre courage politique, 
et de l’attention altruiste qu’une génération doit à la suivante,” alors 
que le démocrate Barack Obama le qualifie de “l’un des plus grands défis 
moraux de notre génération.”

Il est loin d’être clair pourtant qu’un changement de discours et de 
politique mènera la planète plus près de la meilleure réponse. À la fois 
McCain et Obama pourraient laisser les générations futures supporter le 
fardeau d’importants coûts de réductions des émissions de carbone, sans 
réductions conséquentes des températures.

Les deux politiciens se montrent très désireux de s’adresser aux 
électeurs préoccupés par le réchauffement de la planète. McCain a lancé 
une campagne télévisée où il déclare avoir “tenu tête au président 
George Bush” sur le réchauffement climatique. S’il est élu, Obama 
projette de s’appuyer sur l’ancien vice-président et militant passionné 
Al Gore pour l’aider à “mener le combat” contre le réchauffement.

Chacun envisage de fixer des objectifs offensifs pour réduire les 
émissions de gaz à effet de serre. Le projet d’Obama serait de ramener 
les émissions à 80 % en deçà du niveau de 1990 d’ici 2050, alors que 
McCain envisage des émissions inférieures à 60 %. Les deux atteindraient 
ces objectifs ambitieux au moyen de la même méthode : un système 
cap-and-trade qui impose des limites aux émissions des industries et 
force les entreprises à acheter des permis pour toute émission 
supplémentaire.

Ce système cap-and-trade peut apparaître comme une solution ingénieuse. 
En fait, c’est bien pire qu’une taxe directe sur le carbone. Avec une 
taxe, les coûts sont évidents. Avec un système cap-and-trade, les coûts 
– en termes d’emploi, de consommation des ménages et de croissance 
économique – sont cachés, déplacés et difficiles à estimer, bien que 
certains modèles indiquent qu’ils se chiffreraient en billions de dollars.

Mais tout le monde n’y perdrait pas. Certaines grandes entreprises aux 
positions privilégiées feraient fortune en exploitant ce marché plutôt 
manipulé. Et les politiciens auraient l’occasion de contrôler le nombre 
et la distribution des permis d’émission et le flux des milliards de 
dollars de subventions et de pots-de-vin. C’est une manière très 
onéreuse et compliquée d’obtenir une réduction minime des températures.

Le projet de loi Warner-Lieberman sur le changement climatique – projet 
récemment abandonné par le Sénat américain mais considéré comme le 
précurseur des politiques futures – aurait retardé l’augmentation des 
températures en 2050 de deux ans environ. Récemment, le consensus de 
Copenhague a réuni huit des meilleurs économistes du monde – dont cinq 
lauréats du prix Nobel – pour analyser la recherche sur les meilleures 
manières de relever 10 défis mondiaux : la pollution atmosphérique, les 
conflits, les maladies, le réchauffement climatique, la faim et la 
malnutrition, le défaut d’éducation, l’inégalité des sexes, le manque 
d’eau et d’accès à l’hygiène, le terrorisme et les barrières commerciales.

Ils avaient pour but de créer une liste de priorités montrant la manière 
la plus efficace de dépenser de l’argent pour combattre ces problèmes. 
Le comité conclut que l’utilisation la moins efficace des ressources 
consisterait à réduire simplement les émissions de CO2.

Un éminent auteur de la Conférence intergouvernementale sur les 
changements climatiques – le groupe qui a partagé le prix Nobel de la 
paix avec Al Gore l’année dernière – a expliqué aux experts que dépenser 
800 milliards de dollars sur 100 ans uniquement pour atténuer les 
émissions ne réduirait les inévitables augmentations de température que 
de 0,4 degrés Fahrenheit d’ici la fin du siècle. Même en comptant les 
principaux dégâts environnementaux causés par le réchauffement, nous 
perdrions de l’argent, avec 685 milliards de dollars de dégâts évités 
pour un investissement de 800 milliards de dollars.

Le comité d’experts a conclu qu’investir dans la recherche et le 
développement dans l’énergie à faible émission de carbone constituerait 
une option bien plus solide et plus efficace – une initiative soutenue à 
la fois par McCain et par Obama. C’est donc ces mesures, et non les 
émissions de carbone, qui devrait être au cœur de leur politique de 
changement climatique.

En ce moment, les solutions énergétiques à faible émission de carbone 
ont un coût prohibitif. Produire une tonne de CO2 de moins coûte 
actuellement environ 20 $US, mais les dégâts provoqués par une tonne de 
carbone dans l’atmosphère coûtent environ 2 $US. Il nous faut donc 
diviser par dix environ le coût des réductions d’émission. Nous pouvons 
atteindre ce but en dépensant beaucoup plus pour la recherche et en 
développant l’énergie à faible émission de carbone.
Les États-Unis pourraient prendre la tête du mouvement en s’engageant à 
dépenser 0,05 % de leur PIB dans l’exploration des technologies 
d’énergie non-émettrice de carbone – le vent, les vagues ou l’énergie 
solaire – ou à capturer les émissions de CO2 des centrales électriques. 
Ils disposeraient alors de l’autorité morale nécessaire pour demander 
aux autres nations d’en faire autant. En se concentrant davantage sur la 
recherche et le développement, et moins sur les réductions de carbone, 
les deux candidats pourraient adopter une solution qui motiverait ce 
qu’il y a de meilleur dans l’esprit novateur américain et laisserait le 
meilleur héritage possible aux générations futures : un monde riche et 
aux émissions de carbone modérées.

Source Project-Syndicate, tous droits réservés


DateSujet  Auteur
01.01.
o 
Groups Explorer contact votre avis comment ça marche? rechercher un groupe suggérer un groupe abuse accueil du site   Imprimer cette page   Envoyer cette page à un(e) ami(e)
Usenet Gratuit