Re: Le legs génétique de Sapiens Neande rthalensis
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Sujet: Re: Le legs génétique de Sapiens Neande rthalensis
De: bourrique_...@yahoo.br (abourick)
Groupes: fr.soc.histoire.antique, fr.soc.politique
Organisation: shir ha-shirim
Date: 20. Jul 2008, 19:04:26
References: 1 2
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Christian Navis a écrit :
> "abourick" <bourrique_ane@yahoo.br> a écrit dans le message de
> news:QvydnaelZfaJHB_V4p2dnAA@giganews.com...
>
>> Autre fait très surprenant : les données montrent que cet haplotype est
>> apparu dans la population humaine il y a 40 000 ans. Pourtant, quand on
>> regarde les arbres phylogénétiques, on s'aperçoit que l'haplotype
>> sélectionné est assez différent des haplotypes similaires dans la lignée
>> humaine : il a divergé il y a un million d'années. Comment donc cet
>> haplotype a pu apparaître chez homo sapiens après avoir évolué
>> indépendamment pendant 1 million d'années ? La seule explication est que
>> sapiens a dû alors se reproduire avec une autre espèce (humaine),
>
> Il y a une autre explication : On ne peut savoir comment cet haplotype
> a évolué, s'il s'est maintenu en sommeil, s'il y a eu des résurgences
> et/ou des disparitions, des mutations nouvelles...
> Un million d'années, c'est long comme un jour sans pain ! ;-)
Il est possible que cet haploïde aient été d'abord constitué d'allèles
récessifs porteurs de la complexification du cerveau et d'allèles
dominants codant un cerveau moins évolué. Dans ce cas les allèles
récessifs sont transmis mais non exprimés sauf chez ceux qui sont
porteurs de deux allèles récessifs. Il est possible aussi que les
allèles dominants disparaissent progressivement sous la pression de la
sélection naturelle.
Il est remarquable de noter que S. N. semble avoir porté cet haploïde
codant un cerveau plus complexe alors qu'il n'est apparu que très
tardivement chez S. S. et qu'aujourd'hui encore il existe des S. S. qui
ne l'ont pas.
> Et puis, 40.000 ans, c'est le "mur du son" aujourd'hui dans ce type
> de recherche expérimentale sur les êtres vivants complexes,
> à peu près l'âge de l'ours retrouvé dans le permafrost et dont on a réussi
> à reconstituer l'ADN.
> Encore faut-il post mortem des environnement très isolés,
> et aux conditions climatiques constantes, telles que déserts ou grottes
> ou glaciers, afin d'éviter la fragmentation de la chaîne due à l'autolyse
> par les enzymes et tout simplement à la putréfaction par les bactéries.
>
> Même dans le meilleur des cas, il est encore très difficile de reconstituer
> des séquences complètes d'ADN humain avec du matériel ainsi
> préservé à l'abri.
> Pour exemple, le taux de réussite avec les momies égyptiennes est
> très faible. Alors, 40.000 ans et plus ???
Tu as tout à fait raison. C'est pourquoi il convient de relativiser les
résultats du séquençage de l'ADN mitochondrial de S. N. qui permettent à
certains d'affirmer que S. N. n' pas participé au pool génétique de S.S.
>> Il y a justement 40 000 ans disparaissait Néanderthal, et ces données
>> suggèrent donc que celui-ci aurait pu nous léguer avant son extinction un
>> héritage inestimable : un cerveau plus adapté...
>
> On peut aussi imaginer (hérésie d'aujourd'hui, théorie de demain ?)
> que Néanderthal n'a pas disparu, mais qu'il a fusionné avec sapiens,
C'est ce que pensent de nombreux anthropologues.
> chacun apportant un "plus" à l'autre, et alors effectivement, il serait
> assez plaisant de limiter sapiens au niveau d'un phénotype somatotonique,
> et d'élever Néanderthal au niveau d'un génotype cérébrotonique.
> Mais bon, ce ne sont que des hypothèses... A prendre comme telles !

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