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Le legs génétique de Sapiens Neandertha lensis

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  Sujet:   Le legs génétique de Sapiens Neandertha lensis  
 De: bourrique_...@yahoo.br (abourick)
 Groupes: fr.soc.histoire.antique, fr.soc.politique
 Organisation: shir ha-shirim
 Date: 20. Jul 2008, 02:04:23
Voici une hypothèse hardie qui explique pourquoi Homo Sapiens Sapiens 
est tellement intelligent et particulièrement en Europe Occidentale. 
Drôle d'hypothèse qui aura le mérite de rassembler racistes de droite 
(des Néanderthaliens ? pouah !), racistes de gauche (intelligence 
supérieure de l'homme européen ? pouah !) et pseudo-antiracistes (des 
hommes supérieurement intelligents à d'autres et européens en plus ? 
pouah !).

"Quand une hypothèse draine tant de haine elle ne peut être totalement 
mauvaise" disait Churchill en tirant sur son havane. ;-)


Pour les gens sérieux voir le lien en bas de page vers le site du PNAS 
(dépendant de l'académie des sciences américaine)


<http://freebypass.net/index.php?hl=f5&q=uggc%3A%2F%2Fgbzebhq.oybtfcbg.pbz%2F2006%2F10%2Fyuevgntr-qr-anaqreguny.ugzy>


L'héritage de Néanderthal

L'évolution de l'homme est un sujet fascinant et très chaud 
actuellement. Bruce Lahn et son équipe à l'université de Chicago ont 
choisi de s'attaquer à la comparaison de l'homme avec les autres espèces 
en se focalisant sur l'organe le plus spécifiquement humain : notre cerveau.

L'idée de base est assez simple : on connaît beaucoup de gènes impliqués 
soit dans le développement du cerveau, soit dans les processus 
neurologiques. Peut-on étudier spécifiquement l'évolution de ces gènes 
dans la lignée humaine en comparaison des autres lignées ? Les méthodes 
d'études sont relativement standards : on compare les séquences 
génétiques de ces gènes bien connus entre l'homme, le macaque, les 
souris, les rats, les oiseaux, les félins... et on regarde comment les 
séquences divergent en comparaison de séquences témoins, les 
"house-keeping" genes (i.e. les gènes standards communs à toutes les 
espèces veillant au bon fonctionnement cellulaire).

Premièr résultat : les gènes impliqués dans le développement du système 
nerveux ont évolué beaucoup plus vite dans la lignée humaine que dans 
les autres lignées animales. L'évolution ne concerne pas seulement les 
régulations génétiques : elle concerne aussi les séquences mêmes. 
Autrement dit, les protéines sont plus complexes chez l'homme que chez 
les autres animaux, ce qui est assez surprenant quand on sait que les 
gènes du développement sont en général plutôt conservés.

Lahn et son équipe ont alors regardé plus spécifiquement l'évolution de 
gènes ayant assez fortement divergé. Microcephalin en particulier est un 
gène qui régule la taille du cerveau. L'étude de ce gène est tout à fait 
fascinante : non seulement les allèles humains sont très différents des 
allèles des autres animaux, mais à l'intérieur de la population humaine 
même, les humains n'ont pas tous le même allèle. Un haplotype 
particulier domine dans la population mondiale, à 70 %. A l'image du 
chromosome Y de Genghis Khan, les données concernant cet haplotype 
suggèrent qu'il a été spécifiquement sélectionné. Le plus étonnant, est 
que toute la population humaine ne possède pas encore cet haplotype : 
cela signifie que pour cet allèle, le processus de sélection naturelle 
est encore en cours. Autrement dit, le cerveau humain est en ce moment 
même en train d'évoluer.

Autre fait très surprenant : les données montrent que cet haplotype est 
apparu dans la population humaine il y a 40 000 ans. Pourtant, quand on 
regarde les arbres phylogénétiques, on s'aperçoit que l'haplotype 
sélectionné est assez différent des haplotypes similaires dans la lignée 
humaine : il a divergé il y a un million d'années. Comment donc cet 
haplotype a pu apparaître chez homo sapiens après avoir évolué 
indépendamment pendant 1 million d'années ? La seule explication est que 
sapiens a dû alors se reproduire avec une autre espèce (humaine), 
possédant cet haplotype particulier, ce qui a ensuite donné un avantage 
sélectif décisif aux individus hybrides si bien que nous descendons tous 
aujourd'hui de ceux-ci. Il y a justement 40 000 ans disparaissait 
Néanderthal, et ces données suggèrent donc que celui-ci aurait pu nous 
léguer avant son extinction un héritage inestimable : un cerveau plus 
adapté...

Références :

Microcephalin, a Gene Regulating Brain Size, Continues to Evolve 
Adaptively in Humans, Evans et al., Science 9 September 2005, Vol. 309. 
no. 5741

Un article du New York Times où Lahn évoque (très brièvement) cette 
hypothèse novatrice, l'article scientifique est sous presse...



Un article vraiment sérieux sur le même sujet mais en anglais :

<http://www.pnas.org/content/103/48/18178.full?sid=9ef61b5d-810e-4ef3-b5e7-f17ba5ddcbc7>


DateSujet  Auteur
01.01.
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