Re: Bagnoles : « Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent »
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Sujet: Re: Bagnoles : « Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent »
De: no_m...@10.0.0.1 (trallala)
Groupes: fr.soc.environnement, fr.soc.economie
Organisation: Guest of ProXad - France
Date: 17. May 2008, 10:23:03
References: 1
|
en France, pays du lapinage subventionné,
c'est un hénaurme Tabou
d'accuser les pôvres de quoi que ce soit
ils sont gentils et sentent bon (:-)
Tabou
au moins aussi grand que celui de supprimer l'ISF,
qui l'est déjà dans les faits
"o.gehaime" <o.gehaime@gmail.com> a écrit dans le message de news:
482da0da$0$24164$426a74cc@news.free.fr...
> xp fse fsp fse suivi fse fse
>
> http://www.bakchich.info/article3781.html
>
> MODES DE VIE
> Bagnoles : « Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent »
> Pollution / vendredi 16 mai par Nicolas Beau
>
>
> Salauds de pauvres ! Bouh, les vilains pollueurs… ils préfèrent conserver
> de vieilles bagnoles déglinguées, plutôt que de louer des petites voitures
> neuves. Comment imposer un droit à la voiture propre pour tous, y compris
> les plus modestes ? Ce n’est pas un canulard. Mais une campagne de pub,
> lancée ce jeudi 15 mai, par le groupe de location Ucar – conseillé par
l’agence
> de pub H (Havas). La campagne est provocatrice, certes, mais son enjeu est
> décisif.
>
> Débutée mercredi 14 mai dans le journal Le Monde, et poursuivie jeudi et
> aujourd’hui dans de nombreux medias, la campagne politically incorrecte du
> groupe de location de voitures Ucar a provoqué déjà de violentes
> réactions. Ainsi, a-t-on vu se répondre sur RTL, France Info ou Europe, le
> patron d’Ucar, Jean-Claude Puerto, et le haut-commissaire aux solidarités
> actives contre la pauvreté au sein du gouvernement Fillon, Martin Hirsch.
> Lequel dénonçait violemment le racisme anti-pauvres de l’industriel de la
> location de voitures.
> La lutte finale entre beaufs et bobos
>
> Reste que les publicitaires de l’agence H., qui sont à l’origine de cette
> campagne, sont parvenus, grâce à leur sens de la provocation, à dénoncer
> publiquement l’anachronisme d’un parc automobile vieillissant et polluant.
> On compte en France trente-cinq millions de bagnoles d’occasion, et deux
> millions seulement de voitures neuves par an. Et encore ce chiffre a-t-il
> baissé ces dernières années, puisqu’on atteignait les 2,4 millions de
> véhicules neufs en l’an 2000.
> JPG - 10.7 ko
> 2,4 millions de voitures neuves en l’an 2000 et tant de vieilles bagnoles
> déglinguées…
> © Wozniak
>
> Trop chère, la voiture neuve est inaccessible. L’âge d’accession à la
> propriété d’un véhicule neuf est aujourd’hui de quarante-trois ans. Du
> coup, les frustrations sont de plus en plus grandes. Sur fond de
> limitation de vitesse, de radars, de pertes de points, de stationnement
> payant et d’achat, notamment pour les moins fortunés (les fameux «
> pauvres ») de vieilles guimbardes polluantes. Une lutte féroce et stérile
> oppose désormais les beaufs partisans du tout bagnole, et les écolos
> favorables au zéro voiture, type les ayatollahs verts de la mairie de
> Paris. Et après la cigarette, notre chère voiture pourrait devenir, est
> devenue peut être déjà, l’ennemi public numéro un de nos sociétés
> prohibitionnistes.
> L’imagination au volant
>
> Comment sortir de l’impasse ? La politique gouvernementale se limite à
> offrir une prime à la casse de quelques centaines d’euros (voir encadré).
> Comme si les propriétaires allaient se séparer de leurs chères vieilles
> bagnoles pour une pareille aumône. Et cela, naturellement, ne marche pas !
> Le patron d’Ucar, Jean-Claude Puerto, plaide pour une réconciliation de la
> voiture et de la société. « Louer, explique-t-il, c’est rester libre et
> adapter le type de voiture à l’usage qu’on en fait ». Pourquoi, en effet,
> ne pas se servir d’une petite berline pour se rendre quotidiennement au
> travail et l’Espace pour partir en vacances en famille ?
>
> Et Puerto d’expliquer : « Plus rationnels que les particuliers, les
> groupes industriels et les administrations ont déjà fait le choix de la
> location ». Et les constructeurs leur font des rabais de 20 à 30%. « La
> location, poursuit Puerto, est un instrument de démocratisation, parce qu’elle
> rend l’usage de la voiture moins coûteux. À condition que le consommateur
> accepte de calculer ses dépenses. Or, contrairement aux groupes privés, le
> particulier ne le fait pas. La voiture, "sa" voiture, n’a pas de prix ».
> Or, la voiture vieillissante coûte cher en pollution, sécurité et
> réparations.
>
> Combien de livres, combien de tribunes sur le bon usage des médicaments,
> de la bouffe ou du sport ! Quand, dans la foulée, parlera-t-on enfin, en
> France, du bon usage des voitures ?
> Borloo, des caisses à la casse
>
> Face au vieillissement du parc automobile, Jean-Louis Borloo ressort les
> vieilles recettes : la prime à la casse.
>
> 12 ans déjà ! Sous Juppé, la dernière prime à la casse avait été un vrai
> succès… sur le moment. En échange de 800 euros, plus de 676 000 voitures
> ont été réduites à des carrés de conserve, et le marché de l’automobile
> reprit du poil de la bête. C’est ce qu’on appelle « l’effet d’aubaine ».
> Mais l’année d’après… Fausse joie, c’est la bérézina ! Le marché de la
> voiture s’écroule. La situation s’est aggravée, puisque l’espoir suscité,
> créateur d’investissement, provoque dès lors la morosité. Le gouvernement
> Juppé a cru pouvoir renouveler les bons chiffres obtenus par Balladur deux
> ans plus tôt : 651 000 voitures dégagées, et surtout, une reprise de
l’activité
> des quatre roues. Mais, en 1996, c’est râpé pour Juppé. C’est peut-être
> pour cette raison que, depuis, les envies d’aller à la casse se sont
> faites plus rares.
>
> Oui, mais voilà, heureusement qu’il y a eu le Grenelle de l’environnement
> et son cortège de bonnes intentions. Jean-Louis Borloo, tout sourire,
> promettait de l’écologie à « qui n’en veut ». Et même un peu de casse au
> passage. On lui fait confiance. L’intention, en novembre dernier, était de
> donner jusqu’à mille euros aux propriétaires d’une bagnole de 6 ans
> minimum. Depuis, silence radio. Il faut dire que Dame nature est absorbée
> par des couacs parlementaires « génétiquement modifiés ».
>
> Mais, au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, on
s’active.
> On a l’habitude de sortir sa petite calculette, son crayon et sa gomme.
> Par de multiples équations aussi improbables les unes que les autres, on
> était déjà arrivé aux résultats suivants : En 1994, lors de la prime
> Balladur, 100 millions d’euros de dégâts environnementaux (pollution
> locale et effet de serre) ont été économisés, et 190 sous Juppé ! Une
> question s’impose : pourquoi une telle différence ? Comment a-t-on pu
> doubler les économies entre 1994 et 1996, alors que seulement 20 000
> voitures séparent les deux mesures ? Mystère des mathématiques.
>
> Autre incohérence : Sous Balladur, le seuil minimum des voitures à jeter à
> la casse était de 10 ans, 8 ans sous Juppé et 6 ans aujourd’hui. Quand on
> sait que ce sont principalement les voitures les plus vieilles qui
> polluent (salauds de vieux !), on est en droit de se demander à quoi va
> servir cette mesure. A ce rythme-là, on pourra bientôt sortir du
> concessionnaire pour aller à la casse directement. A.L.
>
>
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