Re: Cycles de civilisation
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On 2 mai, 13:59, Regbar <Habituellem...@yahoo.fr> wrote:
> Le passé ou le présent ne sont que des mots : hier, aujourd’hui ou
> demain, les hommes ne changent pas. Par contre l'influence d'un niveau
> de civilisation les fait tous réagir sensiblement de la même façon, à
> n'importe quel cycle de civilisation.
>
> « Lorsqu’un cycle de civilisation touche à sa fin, il est difficile
> d’aboutir à un résultat quelconque en résistant, en s’opposant
> directement aux forces en mouvement. Le courant est trop fort, on
> serait englouti. L’essentiel est de ne pas se laisser impressionner
> par la toute-puissance et le triomphe apparents des forces de
> l’époque. La regle à suivre peut alors consister à laisser libre cours
> aux forces et aux processus de l’époque, mais en demeurant ferme et
> prêt à intervenir quand "le tigre sera fatigué de courrir". » (Julius
> Evola)
>
> (suivi sur fr.sci.philo)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lev_Goumilev
J'ai redigé le paragraphe " théories "
Goumilev décrit les sociétés comme des groupes humains disposant d'une
énergie vitale en relation avec leur environnement, mais qui subissent
d'autres influences que le déterminisme géographique et dont
l'évolution obéit à des cycles. L' énergie vitale de certaines
sociétés serait ainsi à l'heure actuelle ascendante (cas de la Russie,
de la Chine, du monde arabe) alors que l' énergie vitale occidentale
serait descendante, voire en phase de destruction. Goumilev crée le
concept de « passionarité » qui peut se comprendre comme l'« énergie
vitale d'un groupe humain ». Cette passionarité passe de manière
cyclique au cours de l'histoire (il adopte un cycle quasi-sinusoïdal
de 15 siècles, mais la période peut varier selon le groupe étudié) par
les étapes de montée, développement, climax, inertie, destruction et
mémoire [5],[6]. C'est durant la phase acmatique, quand la
passionarité d'un groupe ethnique ou national est la plus grande que
ce groupe humain fait ses plus grandes conquêtes militaires ou
intellectuelles. L'ethnos devient alors un superethnos[7]. Lev
Goumilev a également appliqué son concept de passionarité à la vie de
quelques personnages célèbres : Napoléon, Jeanne d'Arc, Alexandre le
Grand ou encore Jean Huss.
Des travaux de l'université d'Omsk ont essayé de lier les théories de
Goumilev aux cycles solaires : la grande steppe eurasiatique à son
extension maximum - dont le développement aurait été favorisé par un
ensoleillement élevé - aurait par exemple permis les conquêtes
mongoles. Des simulations d'évolutions du climat en Eurasie, des
forêts, de la steppe ont été corrélées avec l'évolution des frontières
de groupes ethniques[8],[9

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