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L’ambassadeur de France en Algérie entre repentance et danse du ventre

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  Sujet:   L’ambassadeur de France en Algérie entre repentance et danse du ventre  
 De: taur...@a6.cc (Taureau Assis)
 Groupes: fr.soc.politique, fr.soc.histoire
 Organisation: Aioe.org NNTP Server
 Date: 29. Apr 2008, 10:16:18
Nous avions déjà eu, comme ambassadeur de France en Algérie, Hubert 
Colin de Verdière qui, question repentance, n‘était pas piqué des 
hannetons. Eh bien, le pire est toujours possible. La preuve, son 
successeur, Bernard Barjolet.

S’exprimant devant les étudiants de l’université du 8 Mai 1945 à Guelma, 
Bernard Barjolet, ambassadeur de France, rappelons-le, et non 
propagandiste fellouze en principe, a déclaré :

— Aussi durs que soient les faits, la France n’entend pas, n’entend 
plus, les occulter. Le temps de la dénégation [des crimes de la 
colonisation] est terminé. Le 8 mai 1945, alors que les Algériens 
fêtaient dans tout le pays, au côté des Européens [qui n‘étaient pas des 
Algériens, eux ?] la victoire sur le nazisme à laquelle ils avaient pris 
une large part, d‘épouvantables massacres ont eu lieu à Sétif, Guelma et 
Kherrata.

Il va encore, pour faire bonne mesure, souligner « la très lourde 
responsabilité des autorités françaises de l‘époque dans ce déchaînement 
de folie meurtrière [qui a fait] des milliers de victimes innocentes, 
presque (sic) toutes algériennes ».

Une prise de position historique (à défaut d‘être celle d’un historien…) 
: c’est la première fois qu’un représentant officiel de la France 
qualifie de « massacres » la répression qui suivit le soulèvement de 
Sétif. Hubert Colin de Verdière avait, quant à lui, qualifié cette 
répression de « tragédie inexcusable ». Avec Bernard Barjolet, on a 
encore passé un cap. Le plus simple, pour le prochain ambassadeur (et 
dans la lignée de ce que subit naguère, en 1962, le consul de France à 
Alger), sera de baisser saroual et d’attendre que ça se passe…

Notons que Barjolet n’est que la voix de son maître. Et que sa 
déclaration intervient cinq mois après un discours de Sarkozy à 
l’université de Constantine, discours au cours duquel le chef de l’Etat 
avait évoqué « les fautes et les crimes du passé [colonial] français en 
Algérie », fautes et crimes qualifiés d’« impardonnables ».

S’autorisant de telles déclarations, l’ambassadeur en a remis une couche 
: « Ces massacres ont fait insulte aux principes fondateurs [lesquels ? 
la Terreur ? le génocide vendéen ?] de la République française et marqué 
son histoire d’une tache indélébile [comme dans Hamlet, dis…]. »

Des crimes « inqualifiables », une tache « indélébile »… C’est plus des 
excuses ou de la repentance que vont exiger de la France les maîtres 
d’Alger, mais qu’on se fasse hara-kiri et qu’on leur laisse la clef de 
la maison, du coffre et de la voiture…

Pour ceux qui, par-delà la danse du ventre de l’ambassadeur Barjolet, 
voudraient connaître les réalités du soulèvement du 8 mai 1945 à Sétif, 
qui fut tout sauf pacifique (plus de 110 Français massacrés par les 
émeutiers), on ne saurait trop conseiller la somme de Roger Vétillard 
(600 pages) aux Editions de Paris, Sétif, mai 1945. C’est le fruit d’une 
enquête de sept ans.


DateSujet  Auteur
01.01.
o 
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